J.C. Simonin Biel/Bienne, le 5 juillet 2003
Sonnhalde 25
CH- 2502 BIEL / BIENNE
032 342 64 23
Rédaction
24
Heures"
LAUSANNE
DE LA DÉTENTION PRÉVENTIVE (Lettre de lecteur)
Monsieur le Rédacteur,
"Voyons un peu", comme disait l'aveugle en se glissant au volant de sa voiture de sport......
Deux faits relevés dans la presse d'aujourd'hui:
1.- "Au volant d'un 40 tonnes avec 2,8 grammes."
Qu'on se le dise: L'alcoolisme n'est pas un vice, mais une maladie grave. Le chauffeur est condamnable en ce sens qu'il connaissait l'existence de sa maladie et a choisi de d'exposer des innocents à un danger mortel en raison de celle-ci..
2.8 %° est l'équivalent de 4 bouteilles de vin à 12° d'alcool consommé en un temps extrêmement court - peut-être deux heures de temps. Une personne non habituée se retrouve plongée dans un coma éthylique, au seuil de la mort.. Une telle "performance" ne peut donc être le fait que d'un alcoolique au dernier degré, un individu qui a perdu tout sens des responsabilité, tant envers lui-même qu'envers son entourage. Un véritable danger public, donc.
Cet homme a remis en liberté sans autre !
2.- "SMS à 170 km/h: la conductrice était
diminuée intellectuellement"
La conductrice schaffousoise qui a tué deux CRS n'avait donc pas toute sa tête. Comment elle a obtenu son "bleu", on ne le saura jamais. Elle sera très probablement remise en liberté provisoire mercredi prochain. Elle aussi, pourrait remonter dans une voiture, avec ou sans permis, et tuer ou blesser d'autres personnes. Cela ne semble pas faire problème...
Le Président d'Appel-au-Peuple, G. Ulrich, a bouté intentionnellement le feu à son bien, suite à un procès en divorce tronqué, conduit par des magistrats plus que douteux. Il est certain que cet homme est hautement intelligent et doté d'un réel sens moral. Les conditions d'une mise en détention préventives n'existent pas. Il n'existe aucune tentative de fuite: G. Ulrich s'est livré lui-même à la police. Il n'existe aucun danger de collusion: il a agit entièrement seul. Il n'existe aucun danger de récidive: ce qui est fait est fait. Il n'existe aucun danger envers autrui ou envers lui-même: aurait-il été laissé en liberté qu'il n'aurait évidemment jamais entamé cette dramatique grève de la faim et de la soif qui a failli lui coûter la vie. Il n'a jamais attaqué quiconque physiquement.
Mais il a été bouclé comme un ennemi public et aurait été laissé à
crever, si ses nombreux amis n'étaient pas intervenus en force pour
contraindre ses assassins en puissance de le libérer. Et rien ni personne ne
saurait garantir qu'il ne sera pas bouclé à nouveau, dès que son état de santé
le permettra.
La presse l'a surnommé "Don Quichotte", à la grande indignation de la plupart des membres de l'association "Appel-au-Peuple". A moi, ce surnom me paraît tout à fait adéquat: il décrit un preux chevalier sans crainte et sans reproche et sans le sou, en guerre contre des moulins à vent. C'est juste, en fait: nos magistrats sont de véritables moulins à paroles, qui brassent de l'air. La criminalité monte alors l'économie descend, la sécurité n'est plus assurée, les "affaires" se succèdent, les magistrats et les juristes se sucrent et les criminels de tous poils boivent du petit lait. "La censure n'existe pas en Suisse, mais elle y fonctionne très bien." Sûr qu'un élément tel que G Ulrich dépare le paysage...
J'espère que cette lettre - plutôt longue - retiendra votre bienveillante attention et vous présente, Monsieur le Rédacteur, l'expression de ma meilleure considération.
J.C. Simonin