APPELL AL PIEVEL

APPELLO AL POPOLO

APPEL AU PEUPLE

AUFRUF ANS VOLK

CCP 17-791540-8    CCP 17-655794-4

c/o Gerhard Ulrich.

Avenue de Lonay 17

CH-1110 Morges

 

Mobile:   078/ 641 99 96

Tél/Fax: 021/ 801 22 88

 

e-mail: ulrich.g@c9c.org

L’initiative des citoyens, qui défend les intérêts des consommateurs de la justice

Recommandée

Tribunal Winzap

d'arrondissement de Lausanne

Palais de Montbenon

1014 Lausanne

Morges, le 03.11.06

PE01.027095-PWI

 

Monsieur,

 

1.

Pour donner suite à votre courrier PE01.027095-PWI/lru du 01.11.06,  nous constatons que vous nous avez nommé "un nouveau défenseur" sans pour autant donner une quelconque réponse à la requête formelle du 18.10.06 (html-1) dernier de Gerhard Ulrich www.swissjustice.net/id/winzap-181006

Sans réponse de votre part à cette requête, force nous est de constater qu’il s'agit bien évidemment d'une violation du droit d’être entendu et de votre devoir  en général de répondre à des requêtes.

 

2.

Je fais valoir, par la présente, une violation flagrante de la CEDH qui me confère le droit le plus strict de disposer du temps nécessaire pour préparer ma défense et notamment de discuter de celle-ci avec un défenseur capable. Je demande que ce vice grave de procédure soit réparé de suite. Ne nommer un défenseur qu'après le début du procès alors que l'ancien défenseur, Me Urs Saal, a jeté l'éponge, viole manifestement ce droit.

Il n’y a aucune équité ni conformité à la CEDH de mandater n'importe quel avocat avec lequel je n'ai jamais (!) eu l'occasion d'étudier sérieusement le dossier volumineux en cause, ni de préparer une stratégie de défense digne de ce nom, ou de citer des témoins.

 

3.

Aucun des témoins que j'avais requis n’a été convoqué à ce procès, ce qui est un autre vice grave dont je me plains. Je ne suis pas le seul dans ce cas. Citer des témoins à décharge est pourtant le droit de tout prévenu et surtout, le prévenu a le droit personnel de pouvoir poser librement des questions aux témoins. Or, selon mon ancien défenseur Me Saal, ce n'est que l'avocat qui aurait le droit de s'adresser aux témoins et non le prévenu lui-même selon les us et coutumes de votre Tribunal. Telle pratique viole, une fois de plus la CEDH. Je vous prie dès lors de me répondre, si je serai autorisé à citer des témoins ainsi que  de poser personnellement des questions aux témoins cités qui seront, ensemble avec les réponses, inscrites textuellement au procès-verbal de l'audience et enregistrées.

 

4.

Enfin, un dernier point de la présente est à requérir : à savoir que votre jugement annoncé pour  mardi prochain ( ?) me soit notifié à mon adresse, afin que je puisse en connaître le contenu et, surtout, les moyens de droit ainsi que le délai de recours.

 

5.

Selon «La Liberté» du 02.11.06, page 33, "Le Tribunal n'entrera pas en matière sur le fond". Cette argumentation écervelée de M. Eric Mermoud, selon lequel un examen d’abus concrets de l’appareil judiciaire serait superflu, manque de toute évidence de toute logique, d’équité et de bon sens et démontre l'aspect totalitaire de ce procès à cartes manifestement truquées. Que, selon cet aide de camp du Procureur, "les accusés ne doivent pas prouver que la justice les a lésés, mais que les termes qu'ils ont utilisés correspondent à la réalité" est évidemment faux, puisque la preuve de la Vérité se fait précisément par les exemples et faits réels des actes commis aux dépens des victimes de l’appareil judiciaire par les vautours, qui se lamentent, se plaignent et crient au scandale aujourd’hui. Ici, on se réfère à l'ouvrage «A l'abri des lumières» de M. le Professeur en Droit Franz Riklin, qui constate www.swiss1.net/archive/riklin-book «Offenbar gehört es zum Ritual einer von der Aufklärung verschonten Republik, dass die Untertanen den Machtträgern auch bei schwersten Grundrechtverletzungen mit Höflichkeit begegnen müssen. Ich halte es hier mit Professor Jörg-Paul Müller, der sagte: "Recht lebt von der Empörung, die man angesichts von Ungerechtigkeiten empfindet".»

 

6.

Une dernière remarque: Contrairement à ce que certains journaux dévots au Régime et notamment à ce que l'on ose encore appeler "justice" dans ce pays de Vaud, ont jugé utile de gribouiller quant à notre prétendue lâcheté, nous précisons que c’est la ligne de conduite de tout Etat despotique depuis la nuit des temps  que de diviser les prévenus et  les inciter à s’entre-déchirer. En réalité, il n’y a aucune couardise de la part de Marc-Etienne Burdet et Gerhard Ulrich. Nous n’avons nullement « lâché comme des vieilles chaussettes » ni abandonnés à leur sort, les autres prévenus.  Les membres inculpés d’APPEL AU PEUPLE  avaient décidé avant le procès à l’unanimité de quitter le procès dès qu’il y aurait une violation manifeste de la CEDH. Hélas, la nature humaine et la puissance du système ont pris le dessus dans ce palais de luxe et de marbre, et ont poussé nos coaccusés de dévier de la décision prise d’un commun accord préalablement, pour poursuivre leurs objectifs individuels et égoïstes. Ainsi, ils se sont exposés seuls aux contraintes, pression et menaces -  dans le  prétoire ou en coulisses. Cela a produit l’effet escompté par l’appareil judiciaire – pour le moment.

 

                 Marc-Etienne Burdet                                Gerhard Ulrich

 

CC: Tribunal Montmollin, Lausanne

www.c.9c.net/appel-au-peuple - www.swissjustice.net/direct - www.appel-au-peuple.org

En cas de censure/Im Fall von Zensur: www.s-security.net/helpdesk/free