LE MUNICIPAL LAUSANNOIS DES ÉCOLES OSCAR TOSATO A VENDU LES POUMONS DES ÉLÈVES VAUDOIS AU CIGARETTIER PHILIP MORRIS.

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Suite à l’enquête publique d’août 2003, la Municipalité de Lausanne a accordé le droit à Philip Morris de s’agrandir, donc de construire de nouveaux bâtiments, d’abattre 104 arbres et de construire 2 parkings pour un total de 539 voitures, violant les normes de l’Opair. Le Service de l’aménagementdu territoire (SAT) ne se prononce que sur le plan de l’environnement local ou régional. « Il revient à la Municipalité de se prononcer sur les autres griefs, en particulier ceux de nature générale, éthique, politique ou économique » (page 22 de ses considérants). Or la Municipalité, dans les courriers où elle rejette les oppositions à cet agrandissement, reste muette sur ces points ! (pdf1 et pdf2; pour dépasser la limite de 500 voitures, il y a 2 projets, donc 2 décisions.) Normal, de l’éthique, il n’y en a pas. Voyez plutôt.

Le plan partiel d’affectation n°669 adopté en 1993 concernant Philip Morris a été adopté sur la base de faux dans les titres (voir dossier du 17.08.03). Entre temps, le peuple suisse a adopté en votation une nouvelle Constitution consacrant depuis 1999 le développement durable dans son article 73. En outre, les autorités lausannoises ont signé la Charte d’Aalborg, charte signée par un grand nombre de villes européennes, et selon laquelle elles s’engageaient à promouvoir le développement durable, à maintenir en faveur des générations futures l’écosystème de la planète Terre et à défendre les Droits de l’enfant, le tout sur le plan mondial.

Or à qui accordent-elles les droits de s’agrandir, d’abattre 104 arbres, de construire un parking de 500 places et de violer encore plus l’Opair, déjà largement violée, et de dégrader encore davantage les conditions de vie dans le quartier de Cour ?

-*A une firme qui exploite le travail forcé d’enfants africains menacés, privés d’école, de jeu, de sommeil et d’hygiène – à des négriers, quoi ! – alors que les enseignants enseignent aux élèves vaudois qu’il faut respecter les Droits de l’enfant et condamner le travail forcé des enfants et le racisme sous toutes ses formes. (voir dossier du 12.08.03 ; aussi pour les points ci-dessous)

-A une firme qui détruit la fertilité des sols par ses pratiques édaphiques, et déboise en masse la forêt tropicale, *provoquant le génocide des gens qui en vivent, alors qu’on enseigne aux élèves qu’il faut absolument la sauver.

-A une firme qui viole 4 lois suisses – 3 fédérales et la loi scolaire vaudoise – par sa publicité ciblant exclusivement les jeunes, donc incite les écoliers vaudois à fumer.

-A une firme dont les dirigeants se parjurent – par exemple devant le Congrès américain – et obtient des politiciens et des juges qu’ils en fassent autant.

-A une firme qui distribue aux juges et politiciens du monde entier – elle est mondialement connue pour ça – des pots-de-vin, aussi à Lausanne.

-A une firme composée de criminels en fuites qui fuient les juges de leur pays qui les ont condamnés à payer une amende de 10 milliards de dollars pour avoir trompé tout le monde sur leurs cigarettes dites « légères ».

-A une firme qui obtient des municipaux lausannois et des juges vaudois des faux dans les titres à son avantage. Qui fait, avec leur complicité, des fausses promesses (les 700 places de travail, voir dossier du 12.08.03) et engage des faux scientifiques (Rylander) pour rendre plus crédibles ses mensonges (par exemple sur la prétendue non-nocivité du tabagisme passif).

(Marqués par une *, ces actes sont depuis 1994 des crimes contre l’humanité, selon leTPI.)