Monsieur Kurt Hauri
Président de la Commission fédérale des banques
Case postale 3001 Berne
3003 Berne
cc: Toutes les Ambassades établies en Suisse - A qui de droit
Des voleurs par métier sous la toque
Monsieur le Président,
Naghi Gashtikhah (né en 1943) est issu d’une famille iranienne aisée. Il s’était lié d’amitié avec le clergé Hashemi, un opposant modéré au régime du Shah (plus tard liquidé par la révolution). Les 2 furent prisonniers politiques du Shah.
En 1979, à la chute du régime du Shah, et dès l’instauration du Président modéré, Bani Sadr, le pays affaibli fut attaqué par son voisin, l’Irak. A ce moment, M.Hashemi demanda à son ami et compatriote Gashtikhah d’aider le nouveau gouvernement à acheter des armes de défense à l’étranger. Gashtikah était un homme d’affaires. Cependant, son expérience était limitée au commerce intérieur en l’Iran et à quelques pays arabes pour de l’équipement ménager. Alors, il demanda conseil à un ex- officier du Shah à la retraite. Celui-ci lui raconta qu’il avait été délégué plusieurs fois en Suisse, avec des missions d’achat d’armes, et qu’il avait toujours pu profiter de la coopération fiable d’une banque Suisse, en l’occurrence, la Banque Indiana, aujourd’hui Anker Bank, av. de la Gare 50 à Lausanne (filiale de la Banque Cantonale Genevoise).
Gashtikhah arriva la première fois en Suisse en septembre 1979, et fut accueilli par le directeur général de la Banque Indiana, W.I. Strub, et l’interprète M.M. Sahraeean. Il ouvrit 2 comptes à son nom. Il put transférer légalement de grosses sommes de sa fortune propre en Suisse. Ainsi, il pouvait agir comme homme d’affaires indépendant.
Il donna des ordres à la Banque Indiana pour l’achat de matériel léger, entre autres des batteries pour téléphone et des pistolets. Celle-ci s’adressa à des fournisseurs, à un marchand d’armes de Genève, et à Beretta Italie notamment. La banque facturait à Gashtikah et prélevait ces sommes de ses comptes. Après livraison, Gashtikhah se faisait rembourser en Iran. Il avait donné les pleins pouvoirs au directeur général de la banque, ayant une confiance inébranlable dans le système bancaire suisse.
Un incident survenu en juillet 1982 a fait comprendre à Gashtikhah, que le directeur général de la banque et l’interprète l’escroquaient Sa fiduciaire établit qu’il avait été grugé de US$ 584'770.07. Il déposa plainte pénale, et se retrouva lui-même arrêté par le « Juge » d’instruction Michel Carrard (aujourd’hui Président du Tribunal de Montbenon) de Lausanne, pendant 43 jours. Il le soupçonnait de ne pas être le propriétaire de ses comptes bancaires. Mais Gashtikhah a pu fournir la preuve qu’il l’était bel et bien. Les vrais escrocs, Strub et Sahraeean ont été écroués, puis relâchés pour leur permettre de se sauver aux USA. On a jamais demandé leur extradition ! Le Tribunal séquestra alors le compte de Strub à la Kredietbank Luxembourg, fit transférer et bloqua la somme, soit CHF 217'295.30 à la BCV. Il séquestra aussi le compte 120959MN à la Banque Bruxelles Lambert (Suisse) S.A. de Sahraeean avec CHF 500'000.-.
En 1986, Gashtikhah dût répondre dans un drôle de procès, à la fois en qualité de plaignant et de prévenu de tentative d’escroquerie au détriment de l’Iran, bien que cet Etat n’a jamais réclamé quoi que ce soit. 3 voleurs par métier ont été les acteurs de ce procès-bidon : le juge d’instruction M. Carrard, le Président du Tribunal correctionnel de Lausanne, V. Grignoli, et l’avocat Philippe Vogel, qui a vendu son propre client. Gashtikhah fut condamné sans aucune preuve de culpabilité à 2 ½ ans de prison ferme, et l’expulsion de la Suisse pour 5 ans (cette expulsion fut annulée après la parution d’un article de presse !?). Qui étaient les vrais instigateurs de ce crime judiciaire ?
Sorti de prison, le lésé tente en vain de récupérer les sommes d’argent – son argent – qui avait été séquestré à l’époque. Mais il apprend que l’Etat de Vaud a encaissé les CHF 217'295.30 de la BCV, et le ½ million du compte de la Banque Bruxelles Lambert (Suisse) S.A. de CHF a disparu dans des poches obscures !
Un 2ème avocat, Christian Fischer vend son client à son tour. De 1988 à 1991, cet avocat a discuté 110 heures avec sa victime, pour faire rater à son client le délai de recours au Tribunal fédéral.
Finalement, Gashtikhah tombe sur un avocat honnête qui l’assiste dans le but d’attaquer l’Anker Bank. Celle-ci se fait représenter par l’avocat, ancien bâtonnier et colonel à l’armée, Jean-Pierre Gross, qui a déjà fait ses preuves en défendant les intérêt du juge fédéral escroc R.M. Schneider. Ce maître dans l’art de la désinformation insinue entre autre les mensonges que Gashtikhah « n’a jamais été en mesure de donner une version claire et plausible de sa richesse » et que les premiers juges « ont retenu, avec une probabilité frôlant la certitude, que l’argent dont Strub s’est enrichi indûment appartenait à l’Etat iranien… ». Alors, pourquoi n’a-t’on pas restitué les sommes confisquées à l’Iran ? Pourquoi n’a-t’on laissé l’Etat de Vaud encaisser CHF 217'295.30 et des inconnus voler ½ million de CHF ? Rappelons à Gross ses propres paroles (24 Heures du 18.06.96) : « Nous sommes très attentifs à ce qui se passe dans le Barreau, notamment quand il s’agit de respecter les règles de déontologie ».
Après avoir laissé traîner l’affaire pendant 13 ans ( ! ), et gaspillé l’argent des contribuables pour des expertises et contre-expertises innombrables les « Juges » cantonaux vaudois Dominique Creux, Eric Cottier, et Dominique Carlsson déboutent, le 12.10.01, cette victime gravissime de l’injustice, Naghi Gashtikhah, une fois de plus en faveur de l’Anker Bank, une représentante intouchable des grands argentiers de l’économie suisse. Peu importe l’indélicatesse de cette banque (suisse) ! La victime fut encore condamné par ses bourreaux au payement de CHF 73'000 pour frais et dépenses !
Ce dossier a fait le tour du monde. Le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire suisse est manifeste et il y a lieu de parler de vol par métier. Pire : Les « Juges » cantonaux Creux Cottier, et Carlsson salissent l’image de notre pays. Ils trahissent notre pays ! Ils méritent la suspension et le licenciement sur-le-champ, voire leur condamnation !
Monsieur le Président, je pense que vous avez tout intérêt à expliquer la disparition des CHF 500'000.- du compte 120959MN à la Banque Bruxelles Lambert (Suisse) S.A., pour rétablir l’image des banques suisses. Malheureusement, vous ne pouvez pas compter sur l’aide du Ministère public de la Confédération, ni sur celle du Tribunal fédéral. Ils couvrent aveuglement les instances inférieures, même s’il s’agit de voleurs par métier, camouflés en « Juges » coiffés de toques. Cependant, vous n’avez pas besoin de ces Messieurs pour aller à la vérité.
Dans l’attente de vous nouvelles, je vous présente, Monsieur le Président, mes respects