Gerhard Ulrich

Avenue de Lonay 17

1110 Morges

Tribunal d’arrondissement de Lausanne

Palais de justice de Montbenon

1014 Lausanne

Morges, le 13.02.07

REQUETE D'APPEL

TU00.011874/ld

adressée au Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne dans l’affaire

Gerhard ULRICH, Av. de Lonay 17, 1110 Morges contre

l'ordonnance de mesures provisionnelles rendue par le Président du Tribunal civil d'arrondissement de Lausanne le 07.02.07

dans la cause le divisant d'avec Eulalia Teresa ULRICH, Ch. du Canard 41, 1162 St-Prex, dont le conseil est l'avocate Elisabeth SANTSCHI, Ch. des Vignes 1, Case postale 412, 1009 Pully

La copie de l’ordonnance attaquée ainsi que l’enveloppe originale de l’envoi sont soumises par l’avocat d’office de l’appelant.

 

Recevabilité

L’ordonnance attaquée est datée du 07.02.07. Ce recours est ainsi soumis dans les délais.

 

Mesdames et Messieurs les Juges,

En premier lieu, et principalement, l’appelant requiert le rétablissement des voies légales de recours/appel, pour les motifs étayés ci-dessous.

Par la présente, je verse ma démarche présentée le 07.02.07 à la Commission des Pétitions du Grand Conseil dans le dossier. Il s’agit d’un aperçu non exhaustif  des abus exercés par l’appareil judiciaire à mes dépens.

http://www.swissjustice.net/fr/affaires/vd100_ulrich/petition_grand_conseil/2007-02-07grandconseil.htm

Sous le point 4 de cet écrit, il est rapporté que le juge Philippe Colelough a ordonné à l’appelant par ordonnance du 06.10.06 de brader la villa sise au chemin du Canard 41, 1162, avec 2'500 m2 en situation privilégiée (calme, vue sur le lac) au prix de CHF 900'000, et que cette manœuvre, qui visait manifestement à nuire à un critique de l’appareil judiciaire, a été déjoué de justesse.

Le même Juge a récidivé par l’ordonnance attaquée, sans tenir compte des explications détaillées de l’appelant du 01.02.07.

En résumé, les dérapages de l’appareil judiciaire, dès le début du divorce en juin 2000, ont ôté à l’appelant tout contrôle de ses biens. Il en résultait, que la partie adverse se moquait de ses propositions réitérées de régler le tout à l’amiable. L’ex-épouse et son conseil étaient confiants que l’appareil judiciaire trancherait toujours au désavantage de leur adversaire commun.

Au moment de la séparation, il aurait été judicieux d’adapter le train de vie des 2 parties, soit en louant la villa conjugale, soit en la vendant, comme l’appelant l’a formellement requis en vain. Hélas, l’appareil judiciaire a condamné l’appelant de payer des pensions confortables à Madame, lui a laissé l’usufruit de la villa pour le surplus, sans jamais faire un décompte pour cette faveur – et a attendu de l’appelant de vivre au seuil du minimum vital.

Malgré une mise en demeure du 12.02.07, adressée par  e-mail et par lettre recommandée au notaire Bally/Rolle, celui-ci a instrumenté le même jour la vente  de cette villa conjugale au prix de 1.1 mio de CHF, se basant sur l’ordonnance attaquée.

C’est le mérite exclusif de l’appelant que le prix de vente a passé de 0.9 à 1.1 mio de CHF en ¼ d’année. En effet, grâce à son riche bagage de négociateur dans les affaires internationales, il a su se manœuvrer dans une position favorable.

Cependant, l’ordonnance attaquée n’a pas permis d’exploiter au maximum les expériences de ce négociateur avisé. Explications:

L’ordonnance attaquée met le seul accent sur le prix de vente. Hélas, un contrat est complexe, et doit être apprécié dans son ensemble et former un paquet. Par exemple, l’auteur de cette ordonnance fatale n’a pas pensé aux autres facettes de l’affaire, telles les conditions de payement. Promptement, le notaire qui a obtenu l’exclusivité de la part du Juge d’instrumenter l’affaire (on ne comprend pas pour quelle raison), a manigancé dans le but de réaliser à coup sûr une affaire juteuse pour lui-même. Si la vente aurait été réalisée aux enchères, il est peu probable que le notaire Claude Bally aurait été en position d’en profiter.

En fait, il a déclaré aux acquéreurs en puissance, qui l’ont contacté par téléphone, que la totalité de la somme d’achat devait être versée jusqu’au moment de l’acte de vente, fixé pour le 14.02.07. Témoin: R. C., ……-…….., 11.. ..-……, tél. 021 … .. ... Il est improbable que l’auteur du jugement attaqué ait connaissance de cette astuce, où il serait de connivence illicite avec ce notaire indélicat.

Il est inconnu, combien de candidats pour l’achat de cette villa se sont ainsi résignés, et ne se sont pas présentés aux « enchères à huis clos » de Me Bally. Tout de même, 4 acheteurs potentiels y ont participé, toujours induits en erreur, ce lundi, 12.02.07 par le notaire Bally en son étude à Rolle, que l’acheteur devait impérativement mettre le prix d’achat total sur la table le mercredi, 14.02.07. Manifestement, on a ainsi étouffé une concurrence qui aurait été profitable pour les vendeurs, mais pas pour Me Bally! D’ailleurs, le témoin cité parle d’un manque de professionnalisme de ce notaire, qui se serait manifesté lors de cette action particulière. Ce même témoin a assisté a un certain nombre de ventes aux enchères d’immobilier sur la Côte ces derniers mois, et il reste convaincu que le prix final obtenu lors d’enchères publiques, prévues pour le 28.02.07, aurait été bien supérieur au résultat manigancé par Me Bally.

Manifestement, cette « initiative » de Me Claude Bally a causé un dommage qui risque de devenir irréparable, si l’ordonnance attaquée n’est pas annulée.

Il est absolument plausible que certains acheteurs auraient payé un prix plus élevé, si on leur aurait donné la possibilité de présenter des garanties bancaires, et de régler le financement dans les délais usuels.

NB: les conditions des enchères prévoient un acompte le jour des enchères, et le règlement du solde dans les 60 jours.

Cela dit, l’appelant conteste formellement le dernier paragraphe à la page 131, et le 1er paragraphe à la page 132 de l’ordonnance attaquée. Une vente gré à gré n’est pas forcément dans l’intérêt des 2 parties, et ce sont ces conclusions d’un amateur que de prétendre qu’une vente aux enchères d’un immeuble serait forcément moins favorable. C’est se référer à une situation de crise de l’immobilier d’une époque passé. Il faut le redire: il s’agit d’un objet qui suscite de toute évidence des velléités de beaucoup d’acquéreurs en puissance, et nous nous trouvons dans une phase ascendante du marché immobilier. Le prix de 1.1 mio de CHF « arrêté » par Me C. Bally, sous des conditions discriminatoires, est pour ainsi dire un acquis. Les candidats qui se sont présentés à l’étude de Maître Bally le 12.02.07, seront pour sûr et certain encore intéressés 2 semaines plus tard (les enchères, fixées pour le 28.02.07), à condition qu’on les convoque.

D’ailleurs, il n’est pas compréhensible, pour quelle raison il faut régler cette vente soudainement par mesures provisionnelles urgentes. L’appelant a requis le droit de vendre la villa, il y a 7 ans, essuyant un déni de justice sur ce point, comme sur bien d’autres. Si la partie adverse panique aujourd’hui, elle n’a qu’à s’en prendre qu’à elle-même.

L’appelant proteste vigoureusement contre les insinuations au 6ème paragraphe, page 132, qu’il serait un quérulant. L’appareil judicaire a tout intérêt de lui coller une telle étiquette, bien que la biographie de ce citoyen est jalonné par une ligne de conduite se basant sur la pensée positive. Détrompez-vous! Le  jugement du Tribunal Winzap n’est qu’un chiffon truffé de 80 faux.

Cette manie d’un juge de 1ère instance, de vouloir tout régler comme bon lui semble, est à assimiler au comportement d’un tout jeune caporal en face d’une recrue. C’est inacceptable pour un citoyen qui s’approche de l’âge de la retraite.

En conclusion, l’appelant est toujours prêt de négocier une vente de gré à gré, à la condition sine qua non, que des négociations triangulaires auront lieu pour souder la transaction (l’acquéreur, Eulalia Teresa née Zajac et Gerhard Ulrich). L’objectif est d’arriver à un accord extrajudiciaire global, qui mettra un terme à ce divorce que l’appareil judiciaire s’est amusé de faire durer déjà 6 ½ ans.

L’appelant a un droit qu’il soit enfin rétabli dans une position à armes égales. A défaut de ce rétablissement d’un équilibre sain, il continuera de souffrir des dommages irréparables. Les abus de l’appareil judiciaire ont assez duré, et ont déjà eu comme résultat des dégâts irrécupérables de taille. Assez de cette mise sous tutelle abominable et tacite, causé par les rancunes de magistrats incapables ou malhonnêtes!

A défaut d’un accord à l’amiable, l’appelant requiert que la villa soit vendue aux enchères. Dans ce cas, il est loisible aux acquéreurs en lice (le candidat unilatéral de Madame respectivement du notaire Claude Bally, et les autres), de participer aux enchères. En l’absence d’une transaction acceptable pour les 2 parties, les enchères sont l’unique solution qui exclue que la partie adverse de l’appelant profite une fois de plus des faveurs illicites de nos trop chers magistrats.

Répétons le: il n’est prouvé nulle part que les enchères seraient un bradage des biens. Par contre, ce qui précède démontre, que l’appareil judiciaire a tout essayé jusqu’à ce jour de brader les biens de l’appelant, et les juges vaudois n’ont  même pas l’honnêteté intellectuelle de se récuser spontanément. En l’espèce, un notaire a trouvé encore son compte illicite sur son dos, en recourant à des manœuvres qui sont clairement contraires aux intérêts des 2 vendeurs. C’est honteux.

Toute autre décision de la part de l’appareil judiciaire porterait préjudice à l’équité, et favoriserait la partie adverse et/ou le notaire Bally, aux dépens de l’appelant. Il est requis que l’ordonnance attaquée soit annulée, et les frais mis à la charge de Colelough Philippe. Veuillez interdire incessamment au notaire indélicat C. Bally, Rolle, de finaliser son deal.

Gerhard Ulrich

cc: Membres de la Commission des Pétitions du Grand Conseil

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Annexe: Dossier présenté à ladite Commission du Grand Conseil