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Lausanne, le 12 août 2004

 

 

Monsieur Gerold Betschart, juge fédéral
Tribunal fédéral
1000 Lausanne 14

cc : A qui de droit – www.appel-au-peuple.org

La tyrannie de la vétérinaire cantonale GE, Astrid Rod

En 2000, les époux Françoise et Jean-Paul Piret ont contracté un bail pour louer une ferme dans la campagne genevoise. Ils ont alors continué leur activité d’éleveurs et producteurs de fromages de chèvre.
Au bout de 4 mois, la propriétaire n’a plus voulu respecter les conditions d’un bail agricole, et forcer les fermiers à acquérir la ferme, ou quitter les lieux. Le nouveau propriétaire continuait cet harcèlement, bien qu’un bail agricole ne peut pas être résilié avant 6 ans, et au mois d’août/septembre 2001, 27 chèvres du troupeau ont crevé d’un empoisonnement inconnu (voir divers lettres des autorités GE et de l’institut Galli-Valerio, datées du 27.09.01 au 03.10.02).
Suite à cette débâcle, les Piret n’étaient plus en mesure de payer les loyers dès février 2002. Ensuite, le propriétaire a engagé une procédure d’expulsion. Convocation des parties le 08.01.04 devant le procureur général Daniel Zappelli. Tandis que le propriétaire et son avocat avaient le droit de s’exprimer, Zappelli interdisait aux Piret, non assistés, la parole. Le même jour, l’expulsion a été fixée pour le 15.02.04.
Les Piret ne se sont pas opposé à cette mesure, mais contre l’expulsion en plein hiver (lettres de leur avocat du 09.01, 09.02, 24.02. au Procureur général). Entre temps, ils cherchaient délibérément des lieux pour leurs chèvres. Des solutions se préparaient.
Un jour, la vétérinaire cantonale Astrid Rod est intervenue. Sans aucun avertissement, le bétail des époux Piret fut séquestré manu militari le 08.03.04 par une température extérieure de –8° C sous le prétexte mensonger de maltraitance des animaux. L’avocat du couple a recouru  en vain au Tribunal administratif, demandant l’effet suspensif de cette intervention, visant à démolir l’existence économique des Piret, et demandant l’annulation de cette décision insensée. Le « Juge » Philippe Thélin (fiché déjà dans nos dossiers pour l’affaire dite du huis-clos non-justifié, voir Tribune de Genève du 11.12.02) refusa catégoriquement à ces citoyens l’administration des preuves que les bêtes avaient été bien soignées (film, témoins à décharge). Entre-temps, les chèvres et chevreaux furent vendus à un boucher au ¼ de leur valeur réelle, et probablement abattus selon les rites coraniques (à propos de protection des animaux, argument avancé par Mme Rod !).
L’avocat du couple a récusé en vain le « Juge » Thélin, dévoilant ses liens politiques avec le Conseiller d’Etat, supérieur hiérarchique le la vétérinaire cantonale.
Un recours est maintenant en suspens au Tribunal fédéral. Dans un premier temps, le juge fédéral Wurzburger s’est tourné avec raison vers les autorités genevoises pour demander des précisions quant au sort du bétail. La vétérinaire cantonale Rod n’a même pas daigné y répondre, et on ne sait pas aujourd’hui, qui a empoché le prix de la vente bradée du cheptel.
Le 30.07.04, les époux Piret m’ont rendu visite devant le Tribunal fédéral à Lausanne, où j’avais entamé mon 25ème jour de la grève de la faim. Sachant que vous traitez l’affaire, nous vous avons intercepté à votre retour du repas de midi. A notre surprise, vous avez réagi favorablement, et vous nous avez accordé 10 minutes de votre temps pour écouter les griefs des Piret. Ainsi, vous avez pu apprendre certains détails qui vous auraient échappé en étudiant seulement le dossier, par exemple le fait que ces gens qui gagnaient leur vie par un travail honnête sont aujourd’hui à l’assistance publique.
A la fin de cet entretien, j’ai eu l’occasion de souligner que le Tribunal fédéral devrait arrêter de massacrer les recourants par voie de correspondance, et faire citer les citoyens pour défendre leur cause de vive voix. J’ai précisé textuellement : « Votre méthode actuelle exclue un contrôle de qualité efficace ». Vous avez répliqué que le Tribunal fédéral doit faire face à 5000 affaires par année. A cela j’ai rétorqué : « Si vous commencez à exercer une surveillance sur les jurisprudences cantonales  de façon efficace, vous n’aurez plus qu’un tiers des recours d’aujourd’hui. Les instances inférieures deviendraient prudentes et livreraient dorénavant des produits de meilleure qualité ».
Affaire à suivre.
Le cas des époux Piret a l’avantage d’être simple à comprendre, et de saisir les effets du copinage et de la corruption dans le système judiciaire genevois. En même temps, il démasque la non-existence de la séparation des pouvoirs, puisque le trafic d’influence s’est exercé via le véhicule des partis politiques.
Revenons à la vétérinaire cantonale Rod, que nous connaissons par d’autres dossiers comme fonctionnaire arbitraire. Il semble que cette femme odieuse ait été mise en place pour servir les intérêts de quelques roitelets politiques genevois. Il faut espérer que la population genevoise deviendra consciente des méfaits de dame Rod, pour la chasser de son poste. Honte à cette vétérinaire cantonale tyrannique !

Vous remerciant pour notre court entretien, qui est une première dans nos annales, je vous présente mes respects

Gerhard Ulrich, Président d’APPEL AU PEUPLE

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