Christiane LeyvrazClos des Agges 5 1635 La
Tour-de-Trême Monsieur Louis Sansonnens Président du Tribunal de la Gruyère Le Château 1630 Bulle Bulle,
le 16 décembre 2003 L’injustice que j’ai subie ensemble avec mon fils, Amand LeyvrazMonsieur
le juge, Je me réfère à l’entretien que vous m’avez accordé le 14.11.03, lors duquel je me suis fait accompagner par Gerhard Ulrich., Président d’APPEL AU PEUPLE. Vous vous souvenez parfaitement de
ce qui nous est arrivé : Le 12 décembre 1997, le juge de
paix du IIIème
cercle de Les instigatrices de cette
décision ont été Madame Brigitte Chevallier, assistante sociale à l’Office
des mineurs à Fribourg, et Madame Anne Schenk,
directrice du foyer de Grolley, psychologue de son
état ! Je blâme ces 2 personnes de ne pas m’avoir écoutée. Je n’ai
jamais nié à l’époque qu’Amand avait des troubles de comportement. Mais je
m’en occupais, et Amand suivait une thérapie psycho-énergétique (Analyse Réinformation Cellulaire), qui a été brutalement
interrompue. Le résultat pédagogique était nul. En effet, cette décision a été
exécutée de manière forcée le 15.12.97 déjà, juste quelques jours avant
Noël ! Le même jour j’ai déposé
une plainte contre les 3 fonctionnaires mentionnés, et vous avez refusé de
l’instruire (votre ordonnance de classement du 17.12.97). Entre temps, Amand a fugué à 2
reprises du foyer fermé de Prêles BE. Amant marchait dans la forêt lors de la
2ème tentative d’évasion. Un éducateur un peu trop zélé qui lui
courait après l’a attrapé aux chevilles de façon violente et Amant est tombé,
se cassant une cheville. Ayant été ramené de force au foyer, il a été enfermé
dans un cachot, sans soins médicaux pendant une semaine, c’est-à-dire jusqu’à
sa libération ! On l’a même fait travailler. Finalement vous avez admis mon
recours soumis le 19.12.97, par arrêt du 16.01.98, et ordonné la libération
immédiate d’Amand. Cependant, vous avez couvert les fonctionnaires fautifs,
en prétendant à la page 6 de votre arrêt, 2ème paragraphe :
« Cette décision a permis de soumettre l’intéressé à un régime sévère
pendant une courte période d’un mois », insinuant que ce traitement
aurait eu un effet bénéfique. Cette formule vous permettait de prétendre que
le juge de paix, M. Cuennet n’avait pas violé la
loi ni abusé de son pouvoir. La réalité est tout autre. Les
effets sur Amand ont été catastrophiques tant sur le plan physique que
psychique, provoquant une détresse émotionnelle par négligence. Cette
injustice n’a pas fini d’empoisonner la vie d’Amand et Il est vrai que le mécanisme du
recours a fonctionné, mais avec 1 mois de retard, alors qu’il y avait
urgence. Si vous aviez instruit ma plainte, ou si le juge de paix, M. Cuennet avait respecté le délai de recours, on aurait pu
éviter ce désastre ! Vous avez tous bafoué les conventions de l’UNICEF. J’ai bien retenu vos remarques à
savoir qu’un magistrat a aussi droit à l’erreur, et qu’il faut admettre que le
métier de juge n’est pas facile. Gerhard Ulrich vous a répondu ce qui
suit : Il va de soi qu’un magistrat a droit à l’erreur, pourvu qu’il la
reconnaisse et Vous n’étiez pas d’accord avec ce constat, mais vous n’avez pas pu mentionner un seul exemple concret, où un juge aurait été forcé d’assumer sa responsabilité, même pour des fautes importantes. Après mûre réflexion, et après
avoir discuté avec Amand, je formule ci-dessous ma requête pour tenter de
digérer notre cauchemar vécu depuis 6 ans : Je souhaite que vous vous excusiez
par écrit pour avoir laissé pourrir la situation fin 1997/début 1998, n’ayant
pas instruit ma plainte contre les 3 fonctionnaires qui ont fait enlever mon
fils à tort. Il est évidemment souhaitable que ces 3 personnes se joignent à
vous, reconnaissant avoir agi avec une précipitation inadéquate et injuste.
Je réclame de telles excuses pour Amand surtout. Vous m’avez accordé 1 heure d’entretien
le 14.11.03, et je l’ai apprécié. Cependant, je voudrais avoir la
satisfaction pour Amand surtout et pour moi-même de recevoir vos excuses.
Cela nous permettra de retrouver un peu de dignité. Dans l’attente de vos nouvelles,
je vous présente, Monsieur le juge, mes sentiments distingués Christiane Leyvraz cc: Madame Brigitte Chevallier, assistante
sociale à l’Office cantonal des mineurs, Fribourg
Madame Anne Schenk, directrice du foyer de Grolley
Monsieur Cuennet, juge de paix du IIIème cercle de
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