Monsieur                                                                                                           Morges, le 21.11.03

Louis Sansonnens

Président du Tribunal de la Gruyère

Château

1630 Bulle

 

cc : Madame Marie-Jeanne Descloux, 1626 Romanens

       Conseil communal, 1625 Sâles

       http://www.appel-au-peuple.org, « affaires en cours », réf. FR103

 

 

Pour trouver un arrangement à l’amiable, les 2 parties doivent être raisonnables

Notre entretien du 14.11.03

 

Monsieur,

 

Je vous remercie d’avoir accordé un entretien à Madame Marie-Jeanne Descloux, et de m’avoir permis d’y assister.

Sans que nous ayons fourni de détails, vous nous avez fait comprendre que vous étiez au courant du fait que la conduite de canalisation posée par la commune contre la volonté de Madame Descloux à travers sa propriété, n’est pas inscrite au registre foncier. Vous avez fait valoir que le 03.04.01 vous n’aviez à vous prononcer qu’au sujet de la requête de mainlevée de la commune de Sâles, insistant ainsi pour le payement de la 2ème tranche pour le raccordement au système d’épuration des eaux. Vous avez affirmé avec raison que Madame Descloux n’a pas ouvert de procédure contre la commune de Sâles au vu de ce problème, cette conduite n’ayant jamais été légalisée (=inscrite au registre foncier comme servitude).

Nous avons répondu qu’il n’est pas réaliste d’avoir forcé Madame Descloux à se brancher sur une ligne de canalisation qui n’existe pas légalement, puisqu’elle n’est pas inscrite comme servitude au registre foncier. Pour le surplus, il s’agit pour Madame Descloux d’une seule et unique affaire, qui forme un tout.

Vous nous avez fait part d’un souvenir d’Afrique, où vous avez assisté à une audience de jugement de 2 parties en litige devant un chef de village. Vous vous êtes déclaré impressionné par cette expérience. Cependant, vous maintenez que notre « progrès » impose dans le cas de Madame Descloux des procédures séparées, laissant entendre, qu’il est loisible à Marie-Jeanne Descloux d’ouvrir une nouvelle procédure devant le Tribunal de la Gruyère.

Nous avons relevé que cette dame avait déjà dépensé CHF 25'000 d’honoraires d’avocat, sans rien obtenir, et qu’une nouvelle procédure la forcerait de prépayer les frais de justice et les honoraires d’un avocat.

Finalement, vous avez évoqué la possibilité de résoudre ce conflit par un arbitrage. Dans ce cas, les 2 parties doivent s’engager d’accepter le verdict de l’arbitre. Sachez donc que Marie-Jeanne Descloux a toujours voulu un arrangement à l’amiable avec la commune. Mais elle a proposé en vain des négociations à cet effet. Pour trouver un arrangement à l’amiable, les 2 parties doivent être raisonnables.

Marie-Jeanne Descloux va mûrement réfléchir, avant de prendre une décision. Mais il est bien clair, qu’elle n’acceptera jamais de se voir bafouée dans ses droits.

Entre-temps, je vous présente, Monsieur, mes sentiments distingués

 

 

 

Gerhard Ulrich