Procès-verbal du 09.10.2003, Valentin 34,1012 LAUSANNE

Juge d'Instruction: Mme Françoise DessauxPrévenu: M. J.C. Simonin

D: DessauxDd: Dessaux dicteS: SimoninSd. Simonin dicte

D.Vous êtes convoqué ici à cause des plaintes déposées contre Appel-au-Peuple (AAP). Ces plaintes ne sont pas dirigées nommément contre vous, mais il existe un principe d'indivisibilité et c'est là le cas pour vous étant donné que vous êtes webmaster du site.

Vous êtes entendu en tant qu'inculpé d'atteintes à l’honneur, d'injures et de diffamations, et en plus pour insoumission à une directive officielle, étant donné que vous avez refusé de retirer du site d'AAP certaines pages que j'avais ordonné de retirer. Voilà le cas que nous traitons aujourd'hui. Désirez-vous expliquer votre rôle dans cette association, votre rôle en tant que webmaster, vos liens avec AAP ?

S.Je m'en expliquerai dans la mesure où un procès-verbal est tenu de manière adéquate.

D.Certainement, le procès-verbal sera tenu. Vous pourrez le lire et le faire corriger.

Dd:Bien. Quels sont vos liens avec AAP ?

Sd.Je suis membre, depuis environ deux ans.

Dd   Dans quelles circonstances avez-vous rejoint le mouvement ?

S.Contre question: Avez-vous reçu de moi un livre, et en avez-vous pris connaissance ?

D.J'ai reçu le livre, n'en ai pas pris connaissance.

S.Non! Et pourtant, dans ce livre est expliqué pourquoi je suis poussé à lutter contre l’imbécilité, l’arrogance, l’incompétence d'un système judiciaire pourri et dégénéré, tout en citant des exemples concrets.

DD.Comme je l'explique dans le livre que je vous ai fait parvenir, eh...

Sd....oui, c'est l'imbécilité, l'arrogance, la pourriture du système qui m'ont poussé à joindre cette association (greffier écrit).

D.Est-il exact que vous êtes webmaster de cette association ? Depuis quand ?

S.Oui, mais pas depuis le début. Mais c'est effectivement moi qui ai poussé a vitaliser ce site, de telle sorte qu'il a d'abord été transféré à mon domicile à Bienne. Et c'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à jouer un rôle dans la rédaction du site.

Dd,"C'est moi qui ai poussé à la vitalisation du site." C'est donc vous qui vous occupez de la mise en page, de la rédaction des textes, etc.. ?

S.Non, non.

D.Comment cela fonctionne-t-il ?

S.C'est largement moi qui ai le dernier mot, les textes sont insérés par accord tacite..si je trouve quelque chose d'objectionnable, je formule des objections (greffier écrit).

D.Vous parlez des documents, pas de la mise en page.

S.Non, je parle de la rédaction. Si je trouve quelque chose d'objectionnable, ce sera soit modifié, soit retiré.

DDonc, les textes sont mis en page. Par qui ?

S.ça, Madame, je ne le sais pas. Et si je le savais, je ne le vous dirais pas...

DdDonc, plusieurs personnes ont accès au site ?

S.Bien sûr, puisque je ne suis techniquement pas capable de le faire

Dd.Dicte phrase ci-dessus :

D.Et qui choisit les textes ?

S.Je ne sais pas.

Dd.dicte question et réponse ci-dessus :

D.Et qui décide de la présentation, des commentaires ?

S.Je ne sais pas. Je suis en charge des traductions, allemand, anglais. Tous les textes en anglais ont été traduits par moi.

D.Donc, vous ne savez pas qui place les textes sur le site ?

S.Non. Et une fois de plus, même si je le savais, je ne vous le dirais pas.

Dd.Je suis essentiellement en charge des traductions.

DAussi des tracts et équivalents ?

S.Tout ce qui est en anglais sur le site a été traduit par moi.

Dd.La traduction de tout ce qui est en anglais....

Sd......et de quelques textes en allemand (greffer écrit).

D.Avez-vous traduit en allemand des tracts portant atteinte à l’honneur ?

S.Madame, comment peut-on porter atteinte à quelque chose qui n'existe pas ?

D.Vous répondez à ma question par une autre question...

S.Oui,je ne peux pas porter atteinte à quelque chose qui n’existe pas, voyons…

Dd. dicte, greffier écrit :

SEt aussi, je vous ai présenté un livre, N’est-ce pas, qui démontre toutes les saloperies dont les gens dans votre position sont capables.. il est question de PVs falsifiés, de PVs de tribunaux, de plaintes non traitées, de faux témoignages protégés par la justice, de plaintes abusives, etc, etc. Je sais de quoi je parle et je présente des preuves ...

D.Ces affaires se sont passées ailleurs...

SMadame Dessaux, ces affaires ont tout à voir avec ce qui nous occupe maintenant, car on retrouve exactement les mêmes éléments. L’imbécilité, l’arrogance, la corruption, la dégénérescence, la fourberie, les mensonges, l’incapacité totale des instances judiciaires de venir à bout même des problèmes les plus simples. Je décris par exemple dans ce livre comment un problème qui aurait pu être résolu en une demi-journée par un seul fonctionnaire venu dans ma cuisine - car j’étais restaurateur à l’époque –, fonctionnaire occupant votre position et posant sur place quelques questions pointues en regardant ce qui se passe, a pris 11 (onze!) années pour ne pas être résolu. Je vous explique dans ce livre comment dans une autre affaire, j’ai eu 5 (cinq !) instances judiciaires simultanément sur le dos et l’affaire s’est résolue par des menaces de mort de ma part accompagnées d'une cartouche 38cal, et l’affaire a été instantanément terminée, bouclée. Je vous explique tout ça et vous n’en tenez pas compte. Ce sont toujours les mêmes éléments qui se retrouvent dans toutes ces affaires. La langue, le lieu, les détails changent, les éléments de base demeurent les mêmes (au greffier : Écrivez !)

D.Bien. La question était..

S....avez-vous vérifié.....

Dd.Avez-vous vérifié les allégations contenues dans les textes que vous approuvez sur le site? Ou qui le fait?

S.Qui le fait? Plus ou moins, cela se décide tacitement. Les gens en charges le font et si erreur il y a j’interviens immédiatement. Je peux par exemple citer une affaire dans laquelle nous nous sommes fourvoyés, une affaire concernant un vieux monsieur dans le Jura Bernois, qui se plaignait d’avoir été très mal traités par la justice, et nous avons commencé une distribution de feuilles jaune à cause de lui. Nous avons été sans aucun doute un peu superficiel et négligents. Nous avons entendu seulement son point de vue. Peut-être aussi que les autorités de Tramelan ont été un peu réticentes.

A la suite de quoi un juge m'a permis de voir le dossier du monsieur, en sa présence bien sûr, et là j'ai dû constater que le bonhomme était mythomane. Après une heure de soixante minutes, l'affaire s'est dégonflée. II nous arrive donc de nous tromper. La différence étant que nous ne sommes pas des juges et que nous prenons par conséquent la responsabilité de nos fautes.... Le résultat a été une nouvelle distribution de feuilles jaunes, à Tramelan, à Court, à Moutier et à Courtelary, pour nous excuser auprès des autorités ainsi que de la population. Nous reconnaissons nos fautes lorsque nous en commettons. Un juge ne fait jamais cela.

Dd.J’approuve en fait tacitement la publication en ligne. II y a en somme un contrat de confiance et lorsque vous remarquez quelque chose d'anormal, vous intervenez.

SOui. Nous avons une autre affaire dans le Canton de Lucrne qui est en train de se dégonfler, parce que la personne en question ne se défend pas bien, elle se met elle même dans l'embarras, on ne peut pas continuer comme ça. Et ainsi, lorsque nous commettons des erreurs, et il nous arrive de commettre des erreurs, ce sont des erreurs de bonne foi.

Dd.Je peux faire confiance à l’auteur. D'ailleurs, lorsque je m'aperçois qu’il y a erreur, j'assume mes responsabilités et fais retirer le texte... C'est ça ?

S.Oui, bien sûr. Comme vous le savez, les affaires sont présentées sous Vd105 ou Fr104 ou…

Dd.....les affaires sont retirés du site.......

Sd.....et des excuses sont présentées aux autorités...

DD.....et des excuses sont présentées aux autorités....

Sd.....ainsi qu'à la population

DD.....ainsi qu'à la population

D.Cela a été le cas dans le Jura Bernois, par votre association...

S.Oui, il s'agit d'une personne mise sous tutelle il y a eu des histoires de famille, cela remonte à 1973, on n'ira pas si loin. La personne a été mise sous tutelle en application de l'article 262 CCS, elle a été convoquée par les autorités communales, n'y est pas allée, a été mise sous tutelle. Et cela, elle ne l'a jamais accepté, ne l’a pas dit, a toujours prétendu qu'elle n'était pas sous tutelle. Le juge nous a démontré que la procédure avait été suivie à la lettre, que le monsieur était sous tutelle de manière parfaitement légale.

Dd:dicte, greffier écrit

DD.Nous avons écrit une lettre aux autorités....

S.Non, pas une lettre, mais une distribution de feuilles jaunes sur la Place du Château à Moutier et dans la localité, à Tramelan, Court et Courtelary, aux autorités et à la population.

DD.dicte, greffier écrit.

S.Le juge en question était un Monsieur Zurcher.

D.Et vous avez eu accès à l'intégralité du dossier ? Dans tous les cas ?

S.Dans quels autres cas ?

D.Dans le cas de Madame Russell, par exemple.

S.Non, dans de tels cas, l’accès nous est refusé, les autorités ne veulent pas coopérer avec nous.

D.Mais vus avez des documents à publier ?

S.Bien sûr, c'est un reproche qui nous a été fait et que nous voulons corriger. Les documents produits par l'autorité doivent être également publiés sur le site.. Ce reproche nous a été fait et nous pouvons et devons en tenir compte (greffier écrit)

D.Avez-vous été en contact avec ces documents ?

S.Moi personnellement, non. J'ai assez à faire autrement et je fais confiance aux gens en charge.

Dd.......personnellement non, mais comme je vous l’ai dit, je fais confiance aux gens qui utilisent le site.....

Vous me dites que les autorités ont refusé l’accès intégral au dossier. C'est ce que vous savez, mais vous ne l’avez pas vérifié personnellement. ?

S.Non, pas personnellement.

Dd.Le dossier a été refusé à AAP ?

S.Juste. Maintenant, j'aurais une question pour vous, Madame, AAP peut-il avoir accès à de tels dossiers, si il se légitimise ?

D.Oui, sans doute, sous réserve de certains secrets commerciaux ou de choses ainsi.

S.Et la partie juridique ou judiciaire ?

D.Oui, en tant que partie.

S.II est parfaitement clair que lorsque nous sommes allés à Moutier, ma femme et moi, le vieux monsieur, M. Nicolet, était avec nous...

D.Bien sûr, autrement vous n’auriez pas eu accès au dossier.

DdJe ne vérifie pas le contenu en vertu du principe de confiance, car je fais confiance aux autres. Par ailleurs, le site accorde sans autre à tout un chacun un droit de réponse.

S.Enfin pour vous interrompre à propos de l’affaire Savioz. Il y a eu un audit public devant une cinquantaine de personnes à Romont, et Me Tinguely était la et tout a été filmé.

D.Vous disposez encore des cassettes de l’audit ?

SNon, et si je les avais, je ne vous les donnerais pas

DdC'est le 2eaudit et l’avocat était présent.

SdEt je n’ai plus les cassettes, et si je les avais, je ne vous les donnerais pas

D. Pourquoi?

S.Parce que je ne vous fais pas confiance.

D.Vous pourriez en faire une copie.

S. Non.

D-Pourquoi ?

S.Parce que… (greffier écrit)

D.Et une copie ?

S. Non. Je suis en dessous du niveau de pauvreté et je n’ai pas l’équipement nécessaire. L'ordinateur appartient à ma fille, la caméra n’est pas à moi.

D.Et si je vous demande de me les faire servir par la police, voici n'avez pas confiance en la Police non plus !

S.Non.

D. Pourquoi?

S.Parce que, madame, je vous ai expliqué en 256 pages en allemand que j'ai de très solides raisons de n’avoir aucune confiance en les autorités.

D.Bien, il faut croire que cela peut profiter à AAP... Pourquoi?

S.Pourquoi ? Parce que j'ai pu tout filmer et personne d'autre n'a filmé. Les autres peuvent filmer aussi, n'est-ce pas, pourquoi ne l’ont-ils pas fait!

D.Vous accepteriez cela ?

S.Mais bien sûr, question absurde!

ll.Avec la confirmation d'AAP?

S.Certainement.

D,Alors, pourquoi ne me donnez-vous pas les cassettes ?

S.Ecoutez, je n'ai plus ces cassettes.

D. Si !

S.Non ! Et même si je les avais, je ne vous les donnerais pas.

D.Bon ! Y a-t-il autre chose ?

S.Oui. Vous savez qu'il y a des plaintes pénales contre vous, vous savez ça ?

Et puis il y a - vous comprenez l’allemand je présume - un petit fascicule produit par le doyen de la faculté de droit pénal de l'Uni de Bâle. Et qui se demande à quoi ça sert de se défendre dans un procès pénal. Alors, vous comprenez un peu mon attitude lorsque je dis ce que je pense...

D.Oui, c'est ce qui vous fait penser que le système judiciaire est arrogant, imbécile, etc...

S.Ici vous trouverez la lettre du procureur du Canton de Zurich concernant les plaintes pénales contre BluewinSwisscom et Co. Ici, différent liensIntemet, vous pouvez tout garder. Et puis ici, un papier issu de notre site, il semble que certains membres d'AAP ont fait l'objet de menaces de mort de la part de certains juges. Nous avions déposé plainte pénales. Ces plaintes sont-elles traitées ?

D.Une plainte de Mme Antille ?

S.Que je sache, oui.

D.Mais c'est à elle qu'il faut demander des explications. Je ne suis pas chargée des procédures contre moi-même.

S.Vous ne savez pas s'il y a une plainte contre vous ?

D.Si! Mme Antille a déposé plainte, mais je ne sais pas ce qu’il en est.

S.II y a une autre affaire, c'est l'affaire Gasthikhah, extraite de notre site. C'est un monsieur qui s'est fait confisquer un demi million de francs suisses par un juge d'instruction de l'époque… Michel Camard, présentement président du tribunal d'arrondissement de Lausanne. Et cela fait des années que cette affaire traîne...

D.Vous avez les dossiers ?

S.   M Ulrich les a. Et si vous voulez continuer cette discussion, j'irai chercher M. Gasthikhah.

D.Mais pourquoi ce monsieur ne dépose-t-il pas plainte ?

S.II a déposé plainte

D. Quand et où ?

S.Ben, devant le bon Dieu ou devant le Pape... Devant un juge vaudois. Cette affaire a été rapportée dans la presse le 28.08.02 dans le Matin, page 13.

D.Je n’ai pas enregistré la plainte de ce monsieur...

S.Vous n’êtes certainement pas la seule juge d'instruction. Certainement pas.

D.Non, bien sûr.

S.Bien sûr que non. Mais le fait est que cette plainte n'avance pas. Pare qu'un juge est impliqué. Ce juge Monsieur Michael Carrard est maintenant en charge du Trib. Arr. De Lausanne, on n'y touche pas...

D.Et vous avez vu la plainte ?

S.Non, Madame. Mais je pense que M. Ulrich ne s'est pas présenté les mains vides devant M. de Mestral.

Dd.Alors, je produis différents documents et constate que vous ne pouvez me faire part de la suite donnée à la plainte de M. Gasthikhah et constate que vous ne pouvez me répondre.

S. Exact.

D.Autre chose ?

S.Pas de moi, non. Ou plutôt si. Vous devez savoir que lors des prochains audits vous êtes tous, tant que vous êtes, les bienvenus de tout filmer etde tout enregistrer de nos assemblées. Ce sont des assemblées publiques, si il y a encore un audit pour l'affaire Saviez par exemple, vous êtes les bienvenus avec vos caméras et vos enregistreurs.

D.Nous serons les bienvenus par vous-même, mais pas par tout le monde.

S.Par exemple par vos supérieurs... mais nous sommes des gens corrects

D.Alors, je vous confirme votre inculpation pour diffamation, calomnies et injures. Vous pouvez consulter un avocat ou demander un avocat d'office.

S.Je pense que je ne ferai ni l'un ni l'autre. Je peux me défendre moi-même.

(PV présenté par greffier).

S.Vous avez demandé avec beaucoup d'insistance que je vous fasse parvenir ces cassettes. Est-ce que c'est là-dessus ? Et l’invitation renouvelée d'assister à toutes nos réunions avec vos caméras. Nous n'avons vraiment rien à cacher.

Dddicte. PV modifié. Simonin signe les trois pages.