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Morges, le 20.04.07

 

Procès devant la Cour d’assises du Var à Draguignan F,

du 22. – 26.01.07

Rapport compilé par l’observateur international Gerhard Ulrich

Commentaires en caractères non italiques et rouges

Procès présidé par Jean-Luc Tournier, assisté par 2 juges assesseurs (M. Bernardo et une dame), ainsi que de 9 jurés tirés au sort (2 suppléants)

http://www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/2007_01_23_le_matin.htm

Avocate générale: Olivia Giron

Accusé

Défense

Danièle Kindler-Addor

Philippe Voulant et Me Antonella Cereghetti (Lausanne)

Rita Hug

Claude Llorente, Paris

Claude Fleury

Marc Rivolet, Me Marielle Rappa, Me Jean-Noël Natalelli

Chantal Fleury-Canone

Me Agnes Vuillon et le Bâtonnier Jean-Pierre Servel

Yves Legay

Me Christophe Couturier, Me Frédérick Levi, Me Anne Lecot-Levi

Pascal Meunier

Me Bertrand Pin (fils) et le Bâtonnier Jean Pin, ainsi que Me Virginie Pin

 

Partie civile

Représentée par

Silvio, Reto et Caroline Staub, enfants de la victime

Adrian Staub, frère de la victime

Jeannine Kunz, première épouse de la victime

Me Jean-Louis Daumas-Borelli

Martina Sonder

maîtresse de la victime

Me Florence Leroux-Ghristi

 

Crimes : assassinat,  complicité d’assassinat, non dénonciation de crime

Date du crime: 30.09.03

Lieu du crime: Fréjus, Caqueiranne

Devant l’estrade des juges, les armes  séquestrées d’Yves Legay (un long rifle et un pistolet pour balles de caoutchouc) ainsi que le dossier complet sont exposés tout au long du procès.

Ces objets ont été photographiés par la presse, et ont été publiés (par exemple par « Le Matin » du 23.01-07  html-29  ainsi que de l’annexe « Sie + Er » du Sonntagsblick du 28.01.07 html-40 ).  On y voit entre autre 2 classeurs bleus, soumis par Rita Hug, et contenant un certain nombre de pièces à décharge, que l’appareil  judiciaire occulte avec obstination. Ces 2 dossiers représentent environ le 10 % du volume de ce dossier, représentant probablement le 90% de la Vérité.

Attention: Ces notes ne  sont guère cohérentes, sans avoir lu auparavant la version de Rita Hug

www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/050820_requete_f.htm 

 

Résumé

Le mardi, 30.09.03, peu après 14.00, le citoyen suisse, Martin Staub a été tué en présence de son épouse, Rita Staub-Hug, par Yves Legay et Pascal Meunier, sur le domaine du couple en instance de divorce à Fréjus. Les assassins ont avoué leur crime crapuleux.

Legay avait été « la main droite » du promoteur Claude Fleury (marié à Chantal Fleury). Ce couple avait été présenté à Rita Hug au mois de mai 2003 par Danièle Kindler-Addor. Toutes les 6 personnes ont été mises en examen, et inculpées pour assassinat, respectivement complicité d’assassinat. Le volet de l’affaire concernant Rita Hug est publié sur Internet depuis fin août 2005, puisqu’il s’agit dans son cas d’une de ces inculpations insensées sans preuve ni aveu.

Des policiers amateurs ont mené les premières enquêtes, et ont mis la femme choquée immédiatement sous pression. S’ajoutait la panique, puisqu’elle avait été menacée par l’assassin avec une arme à feu. Des difficultés linguistiques ont fait le reste. On ne lui a donné aucune chance de vouloir comprendre sa version des faits (www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/050820_requete_f.htm , pages 12 - 26). Aussi l’instruction judiciaire a été complètement bâclée, respectivement la non instruction du cas est documentée sur le web. Le juge d’instruction en charge de l’enquête, DIDIER GUISSART, a systématiquement ignoré toutes les requêtes d’instruction à décharge, soumises par Rita Hug http://www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/2005-9au2006-3ARGuissart.htm La violation de son droit d’être entendue, et le déni de justice, sont irréfutablement établis.  Par contre,  le juge d’instruction a communiqué intensivement avec la partie civile, qui a pratiquement dirigé les opérations. Pour se venger de la publication sur Internet, ce magistrat instructeur a forgé une ordonnance de mise en accusation « en béton », mais évidemment toujours sans preuve ni aveu.

Le juge JEAN-LUC TOURNIER a présidé le procès. Comment a-t-il procédé pour sauver l’honorabilité de sa corporation, et pour condamner une accusée, qui n’aurait jamais dû être mise en détention préventive? Tout ce qui était positif pour Rita Hug, a été traité le premier jour du procès (témoins à décharge, certificats de travail et attestations de conduite élogieux, documents prouvant qu’elle n’avait pas de mobile) Pages 7 – 11 du rapport détaillé du procès.

Une psychologue de service est venue présenter une analyse qui est manifestement erronée (rapport détaillé du procès, pages 18 - 22). Bien que les capacités sociales de l’expertisée sont au-dessus de tout soupçon www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/FRA1000_fr_a.html , Madame la psychologue a conclu son rapport par la demi-vérité vicieuse: « Elle a peu de liens amicaux et sociaux ». C’est évident, parce que cette femme est déracinée, isolée, et prisonnière dans un pays étranger. 

Le bluff, qu’elle serait une manipulatrice rusée, qui aurait constamment changé ses versions des faits, sert ces enquêteurs vaniteux, incapables et de mauvaise foi, de se présenter comme des Sherlock Holmes géniaux. Beaucoup de ces Français méridionaux, orientés vers leur propre nombril, n’ont pas encore compris qu’une Suisse allemande fonctionne un peu différemment qu’eux. Puisqu’il est établi que Rita Hug n’a pas eu de mobile ( www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/050820_requete_f.htm , pages 31 - 34) ce sujet a été complètement occulté.

La défense de Danièle Addor a montré que cette femme est également innocente. La version des faits de Rita Hug se recoupe avec celle de Danièle Addor. Cependant, cette femme psychiquement démolie a chargé l’autre par jalousie, voir la haine, en déballant des ragots du passé, sans rapport avec cette procédure (pages 49 – 52 du rapport détaillé du procès). C’était l’aubaine du Président TOURNIER pour la suite: Beaucoup de temps consacré à l’interrogation de Rita Hug a été utilisé à examiner ses gestes, ses dires et son comportement relatés par Madame Addor, qui n’ont aucun rapport avec les faits. Tout mot à travers du passé, est ainsi devenu un élément à charge, et a servi à meubler les débats.

Quant aux faits en rapport avec le crime, TOURNIER a « administré les preuves » uniquement en traitant la version de Legay (pages 36 - 43). TOURNIER prétend qu’il ne se serait pas rendu compte des contradictions multiples entre ces 2 assassins, qui ont émergé aux débats. Legay, l’assassin, ment comme il respire (pages 45 - 48). Même l’avocat de la partie civile est intervenu, quand ce meurtrier a présenté une autre version du crime que celle qu’il a produit lui-même dans le dossier (page 41). Il y a été poussé par le Président, pour accabler Madame Hug encore d’avantage! Cependant, la téléphonie, et tout particulièrement les raccordements de l’assassin pour vol, Legay ( html-1 )  prouvent irréfutablement qu’elle ne pouvait jamais avoir été l’instigatrice du meurtre. Si Tournier avance le contraire, cela prouve seulement qu’il n’a pas lu le dossier (pages 26 - 30). Preuve no 1 de l’innocence de Rita Hug html-1.

Les Fleury, aux intentions malhonnêtes vis-à-vis de Rita Hug, croyaient s’en tirer en chargeant leur cible d’escroquerie. Certainement, ils doivent le regretter aujourd’hui (pages 53 - 58). Ils ont fait le jeu de Legay, un homme qui a tué Martin Staub avec une brutalité inouïe. Pour se venger d’avoir été dénoncé par Rita Hug, il l’a fait apparaître comme son commanditaire.

Pour manipuler les jurés, TOURNIER leur a montré des photos de la reconstitution, à la sauce de l’assassin (pages 58 et 85, html-17). Et Tournier a animé les débats, leurs donnant une atmosphère hilare, pour amuser les jurés et l’assistance.

Comme dessert, TOURNIER a offert le spectacle de faire venir la partie civile, composée pour la plupart d’individus qui sont âpres au gain, avec quelques témoins qui n’avaient strictement rien à faire avec le crime, pour vomir sur cette victime judiciaire (pages 33 -36 et 62 - 66). Elle était la seule accusée, qu’on peut plumer financièrement.

Cela a marché à merveille. L’accusation s’est servie dans cet arsenal de vilenies, et la Cour a omis de faire une analyse sobre des faits: établir ce qui est, et surtout ce qui n’existe pas: il n’y a toujours pas de preuves de la culpabilité de Rita Hug, ni aveux… elle a été condamnée en première instance à 28 ans de réclusion!

L’hypothèse la plus probable

pour expliquer ce crime en apparence inexplicable

Rita Hug et Danièle Addor sont innocentes. Si on examine exclusivement leurs dépositions en rapport avec le crime, on ne retrace aucune contradiction entre les versions de ces 2 femmes, qui clament toutes les deux leur innocence.

Certes, elles se sont chargées mutuellement – voir elles-mêmes – particulièrement pendant la Garde-à-vue. Cependant, ces dépositions ont été arrachées en violation du Code des procédures, et des Droits de l’Homme. Elles n’ont aucune valeur et sont à écarter.

Par contre, Legay et Meunier ont avoué le crime. Legay a toujours maintenu à travers toutes les phases de l’instruction, même devant la psychologue et encore à l’audience publique, qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer la victime. Meunier a mis une cagoule. Cela n’aurait pas été nécessaire, si l’assassinat était planifié. En fait, Legay est trop intelligent pour avoir planifié avec préméditation un tel assassinat insensé. Il s’agit manifestement d’un meurtre:

Legay présumait d’aller affronter un milliardaire suisse, qu’on pouvait aisément maîtriser à deux pour le dévaliser, et exercer éventuellement ensuite un chantage sur sa femme. Il n’avait pas compté de rencontrer un artisan de chantier musclé. Quand l’attaqué a immédiatement chargé en contre-attaquant, que le premier coup asséné par Legay avec un gourdin sur sa tête n’avait pas d’effet immédiat, et que la victime ceinturait même le complice Meunier, Legay paniquait – il avait peur que Meunier pouvait succomber à la rixe. Legay avait perdu le contrôle du hold-up planifié. Le hold-up avec un chantage planifié aux dépens de Rita Hug, s’est transformé en assassinat pour vol. Legay a tué dans un accès de panique. Puisque Rita Hug l’a confondu nonobstant sa menace de mort, braquant un pistolet sur sa tempe,  il s’est vengé en la désignant comme commanditaire. Il avait besoin de commanditaires pour échapper à la condamnation pour assassinat pour vol.

Il est irréfutablement établi que Legay a engagé Meunier pour la besogne. Ni Rita Hug ni Claude Fleury n’ont été au courant. Cela prouve clairement que Legay avait pris l’initiative pour commettre le crime.

Et quel était le rôle de Fleury en tout cela?

Nous ignorons ce qui s’est passé exactement entre Legay et Fleury, car personne ne s’est donné la peine de provoquer systématiquement des contradictions entre ces deux. Cependant, pendant la Garde-à-vue, Fleury a confirmé la version de Rita Hug, selon laquelle elle avait donné un mandat de procurer des photos compromettantes (photographiant son mari en compagnie de sa maîtresse).

Si on examine les contradictions et convergences des déclarations de Chantal et Claude Fleury, on arrive à soupçonner que les Fleury ont eu l’intention de plumer la „riche“ Suissesse Rita Hug, et que Fleury avait probablement énoncé des alternatives pensées à haute voix vis-à-vis de son assistant Legay. Rita Hug était l’épicentre de l’intérêt matériel du couple Fleury au moment critique – ils voulaient sauver leur existence avec cette „riche » Suissesse. Cela expliquerait par exemple le fait que Madame et Monsieur Fleury se sentent moralement coupables, mais que Claude Fleury conteste sa culpabilité au sens de l’accusation, même après plus de 3 années de détention préventive, et que Madame Fleury n’avoue sa culpabilité selon l’accusation que du bout des lèvres. 

Documentation en détail, voir www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/FRA1000_fr.html

 

Notes et commentaires pris pendant le procès

 

Lundi, 22.01.07, ouverture à 09.00 – Tirage au sort des jurés

09.35

Me Llorente présente au nom de sa cliente, Rita Hug, une requête préliminaire. Il fustige le fait qu’aucune enquête n’a été entreprise pour connaître la personnalité de Rita Hug. Il craint que « le plus malin va s’en tirer », et conclut qu’on ne peut pas juger sans connaître la personnalité de l’accusée. »

Me Llorente constate que le dossier est presque vide, « un dossier tout petit », nonobstant le fait qu’il y a 6 accusés. « Il est désespérant que notre justice est faible à ce point »…. « Aucune recherche n’a été réalisée sur les mobiles du crime, et rien n’était vérifié ». L’avocat cite un exemple: Selon les toutes premières déclarations, Rita Hug avait allégué qu’elle avait sorti l’échelle, afin que son mari qui devait arriver à Fréjus, pouvait réparer et nettoyer la cheminée. La police n’a pas vérifié, si les dires de Rita Hug étaient plausibles.

Un avocat des parties civiles proteste que son confrère Llorente ne l’avait pas copié d’avance dans sa requête préliminaire.

L’avocate générale gesticule, visiblement contrariée.

 

10.15

Reprise de l’audience et décision incidente.

La Cour sursoit à trancher la question d’un éventuel renvoi du procès jusqu’à la fin des débats. Les attestations concernant Rita Hug, soumises par Me Llorente, sont versées au dossier.

www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/FRA1000_fr_a.html

 

 

Ensuite, le président fixe un horaire provisoire pour entendre les témoins suivants:

Nom du témoin

Qualité

Martina Sonder

maîtresse de la victime

Tyrone Lartigue

compagnon de Rita Hug

Yves Picot

commandant du commissariat de police de Fréjus

Mme Torrès-Canone

sœur de Chantal Fleury

Mme Canone

mère de Chantal Fleury

Udo Braick

locataire de Rita et Martin Staub, Haras de Fréjus

Marie-Noëlle Cot

aumônière de la maison d’arrêt de Fresnes

Christine Theiler

amie de Rita Hug

Jeannine Riner

amie de Rita Hug

Michèle Baelen

compagne d’Yves Legay

Frédéric Baelen

fils de Michèle Baelen

Alexandre Baelen

fils de Michèle Baelen

Pierre Baelen

ex-mari de Michèle Baelen

Joseph Zurmühle

ancien patron de Rita Hug. N’a pas comparu

Liliane Ollitrault

amie de Danièle Addor

Franck …

A partagé la cellule d’Yves Legay, toujours incarcéré; a refusé de comparaître

Cécile Corvey

tante de Danièle Addor

Anita Weber

amie de Danièle Addor

Pierre Taupin

ami de Danièle Addor

Jean-Bernard Matthey

Jusqu’à l’annonce du procès entraîneur pour Silvio Staub

Jean-Pierre Meunier

père de Pascal Meunier

Barbara Fleury

fille de Claude Fleury

Pascal Desbiolles

ami de la victime

 

10.20

Lecture de l’acte d’accusation du juge d’instruction Didier Guissart

www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/2006_08_06_Guissart_ordon.htm

33 personnes sont présentes dans le public.

 

11.10

Le président interroge Rita Hug.

Il commence par le faux constat: « Vous avez changé vos versions des faits tout au long de l’instruction… ».

Ainsi, Tournier préjuge immédiatement l’accusée, en lui collant l’étiquette d’être incrédible. Il s’agit d’un mensonge pur et dur. Cette femme a fait ses premières dépositions sous le choc mentionné, doublé par la panique d’avoir été menacée par l’assassin avec une arme, et avec un déficit linguistique évident. Dès la 3ème interrogation déjà, menée par des policiers inexpérimentés, ses explications correspondaient à la réalité. Cependant, on ne l’a jamais laissé finir son récit, et on l’a bombardée avec des questions sans suite logique.

Il est exclu qu’elle aurait eu l’opportunité de changer sa version devant le juge d’instruction: il ne l’a jamais interrogée séparément sur les faits!! Pour cette raison, elle a rédigé un mémoire, et l’a soumis le 18.11.04 spontanément au juge d’instruction, après plus d’une année d’attente en détention préventive. Cet écrit contient la version constante des faits de Rita Hug.

Voir www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/050820_requete_f.htm , pages 21 - 26.

Le juge d’instruction avait en effet prévu une telle interrogation séparée pour le matin du 22.11.04 – après plus d’une année de détention préventive. Voir

www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/050820_requete_f.htm , page 29.

Pour des raisons inconnues, il y a renoncé. Alors, à 14.15, il l’a brièvement interrogée seule ( html-21 ). Hélas, il s’intéressait uniquement au sujet de la pénétration de son ami dans son appartement sous scellés, et pour la confronter avec le témoignage de la maîtresse de la victime. Elle n’a jamais été auditionnée séparément par le juge d’instruction sur les faits proprement dits.

Manifestement, le juge d’instruction a oublié ses propres manquements, quand il lui a fait le reproche, lors de la confrontation avec les assassins du 23.11.04, html-23 , qu’elle avancerait certains faits pour la toute première fois après plus d’une année d’enquête. Ainsi on trouve les origines des reproches complètement infondés que Rita Hug aurait changé de versions tout au long de l’instruction!

 

Rita Hug confirme à la Cour sa version des faits et clame son innocence.

 

Interrogés à leur tour, Yves Legay et Pascal Meunier avouent le crime, selon l’ordonnance de mise en accusation.

Sur la question du président, s’il se reconnaît coupable, Claude Fleury répond: « Non, Monsieur le Président ».

Danièle Addor conteste les faits selon l’accusation.

Chantal Fleury reconnaît les faits selon l’accusation.

 

Le président Tournier interroge Rita Hug. Il demande la date du décès de son père. Elle ne se souvient pas.

Le juge d’instruction Didier Guissart lui avait déjà posé cette question, sans pertinence pour la cause, et s’était montré scandalisé qu’elle ne se souvenait pas.

 

Rita Hug a grandi à Weggis sur le Lac des Quatre-Cantons, canton de Lucerne/CH ( html-2 ), comme seul enfant d’une famille aisée, grandissant  dans la maison de ses parents ( html-3 ). Elle a suivi toute sa scolarité – 6 ans d’école primaire, et 2 ans d’école secondaire, suivi d’une année de pensionnat pour jeunes filles à Hertenstein LU. Elle a obtenu son diplôme de formation commerciale en 1974 à Lucerne ( html-4 ).

 

Entre autre, elle a travaillé à mi-temps comme secrétaire médicale, et l’autre mi-temps en qualité de secrétaire de la commune de corporation de Weggis. Après avoir fréquenté une formation supérieure pour les fonctionnaires lucernois, elle s’est faite engager par la commune de Thal SG/CH comme officier d’état civil. Certificats de travail voir

 www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/FRA1000_fr_a.html

 

Rita Hug s’est divorcée à l’amiable de ses 2 premiers maris ( html-5 , html-6 ).

 

Elle a renoncé à son héritage après le décès de sa mère, et ensuite de son père, en faveur de sa 2ème épouse ( html-7 ).

Un avocat de la partie civile a demandé à Rita Hug, si elle avait renoncé à cet héritage à cause des dettes de son père. Elle a répondu, que son père n’avait qu’une hypothèque, mais pas d’autres dettes; elle a précisé qu’elle a renoncé par gratitude. La 2ème épouse de son père avait soigné son père malade avant sa mort. Si elle n’avait pas renoncé à l’héritage, la veuve aurait dû quitter la maison.

La question de cet avocat a pour but d’insinuer que cette renonciation à l’héritage n’aurait pas de valeur morale. Hélas, il n’est pas seulement établi que Rita Hug y a renoncé, mais aussi, que la 2ème épouse de son père a bel et bien accepté cet héritage. Cela prouve que Rita Hug a renoncé à un héritage substantiel ( html-7 ).

 

Rita Hug a marié en 3ème noce le maître-potier Martin Staub de St. Moritz GR/CH, partageant avec lui la passion pour le sport hippique. Mariage le 07.02.98. Dès 1995 déjà, elle a quitté son poste de fonctionnaire supérieure, pour se consacrer en accord avec Martin Staub à la rénovation de son domaine à Riken AG/CH, et à l’entraînement des chevaux. A cette fin, elle a vendu ses 3 biens immobiliers à Amlikon TG/CH, Staad-Thal SG/CH ( html-8 ), et Diepoldsau SG/CH.

En reconnaissance de la contribution de sa femme pour la mise en état de Riken ( html-9 ), Martin Staub faisait inscrire un droit d’habitation à vie pour sa femme au registre foncier. Il s’agit d’une habitation/haras, avec une valeur locative d’au moins CHF 25’000/annum ( html-10 ).

Martin Staub a désiré faire des courses de trot à Cagnes-sur-Mer F, et le couple a acquis en copropriété un domaine délaissé à Fréjus, le 09.07.01, pour le remettre en état également ( html-1 ). Martin Staub continuait de mener son entreprise à St. Moritz GR/CH, rejoignant son épouse pour les entraînements et les courses le week-end. Sa femme menait une vie de nomade entre Riken AG/CH et Fréjus F. Ce mode de vie a eu raison de leur vie de couple. Après un séjour de Rita Hug à l’hôpital de l’Ile à Berne, suite à un empoisonnement mystérieux dû au médicament Marcoumar et raticide ( html-11) après Pentecôte 2002, Martin Staub informait sa femme d’avoir comme maîtresse une nommée Martina Sonder. Rita Hug se liait par la suite à son tour avec un autre homme.

 

Après quelques tiraillements, une convention de divorce était signée par les 2 partenaires, liés formellement encore par le mariage,  avant Noël 2002

( html-12 ).

 

Tournier informe que le juge d’instruction avait demandé au printemps 2005 des renseignements sur la personne de Rita Hug par commission rogatoire. Les autorités suisses n’auraient pas donné suite. Ce serait à vérifier.

C’est un fait que la Suisse a réagi, demandant des précisions. Au lieu de livrer ces précisions, le juge d’instruction a suivi le faux conseil de Silvio Staub (partie civile) pour s’adresser avec une demande de renseignements sur la personne de Rita Hug au juge du district de Samedan GR/CH M. Degiacomi, CH-7503 Samedan (parrain de Silvio Staub). Celui-ci était assez prudent de ne pas donner suite à une telle démarche irrégulière, et ainsi le tout s’est terminé en queue de poisson! Le 18,04,06, le juge d’instruction Didier Guissart informe « qu’à ce jour, les pièces d’exécution de la commission rogatoire internationale en date du 10/10/05 ne nous ont pas été retournées ». Guissart a lancé une telle commission rogatoire avec 2 années de retard, et il n’a pas répondu aux demandes de précisions exigées par la Suisse. Il a préféré tout simplement de laisser enliser la requête.

Selon nos renseignements, il est piquant de constater que le 2ème mari de Rita Hug a été interrogé dans ce contexte par la Sûreté zurichoise.

 

Ensuite, Tournier questionne Mme Hug au sujet de la situation professionnelle de son mari. Elle indique, qu’il était « Hafnermeister » (maître potier). L’interprète ne connaît pas ce terme, et Tournier décide que Martin Staub (la victime) avait été chauffagiste.

 

Pause

 

 

12.05, reprise

Le témoin Tyrone Lartigue est entendu.

Chose inhabituelle: le président Tournier présente le témoin à la Cour, attirant l’attention à des problèmes d’adolescence, consommation de drogue, condamnation à une peine d’emprisonnement comme adolescent.

 

Tyrone Lartigue raconte comment il était approché par Danièle Addor au Casino, qui lui a présenté son amie Rita Hug. Dans un premier temps, il ne se serait pas intéressé à ces 2 femmes, nettement plus âgées que lui. Mais plus tard, Rita Hug l’aurait contacté, et il aurait commencé à l’apprécier. « C’était pour moi la femme idéale ».

Il est interrogé sur l’incident dit « Fidelio ». A l’époque, Rita Hug transmettait à Danièle Addor la correspondance de cette agence de mariage. Le président lui demande, si ce n’était pas Rita Hug elle-même qui recourait au service d’une telle agence. Lartigue est catégorique: non, Rita était liée à lui, mais elle a rendu ce service de l’Internet à Danièle Addor.

Le président interroge Tyrone Lartigue sur l’incident, quand il est entré au mois de février 2004 (5 mois après le crime) dans la maison sous scellé par la fenêtre laissée ouverte par les enquêteurs, pour aller chercher des vêtements et des documents sur demande de Rita Hug. Commentaire du président: « Vous voyez que cela n’accélère pas la justice. »

 

Il est à relever que Rita Hug détenait à son domicile à Fréjus des évidences importantes concernant sa situation financière. Elle pourrait démontrer avec ces pièces à l’appui, que le divorce aurait été pour elle de loin plus avantageux qu’un héritage en cas de décès de son mari, c'est-à-dire qu’elle n’avait pas de mobile. Comme ces évidences sont en langue allemande, le juge d’instruction s’est simplifié la tâche, et a tout simplement ignoré ces classeurs!

 

 

Il ressort que ce témoin a un alibi irréfutable, et qu’il n’a pas la moindre implication dans le crime.

Personne n’a interrogé ce témoin quant au comportement de sa compagne, Rita Hug, juste avant le crime, et on n’a pas voulu savoir ce que son amie lui aurait confié concernant ses plans d’avenir.

Ce témoignage se recoupe parfaitement avec la version de Rita Hug. Voir

www.swissjustice.net/fr/affaires/FRA1000/050820_requete_f.htm  , page 8 -