Monsieur
Jacques Guignard
Fédération vaudoise des entrepreneurs
1131 Tolochenaz
cc : A qui de droit - http://www.appel-au-peuple.org
Le procès Jürg Stäubli – Symptôme
de notre époque
Votre lettre de lecteur parue dans le 24 Heures
du 14.04.04, page 40
Monsieur,
Selon Monsieur Stäubli les pots-de-vin sont pratique
courante dans la construction, et je salue votre indignation. En effet,
les entreprises qui recourent à la corruption se font plumer tôt
ou tard par leurs employés à qui l’on a confié cette
tâche. Il n’y a pas 2 morales. Un jour, un de ces artistes aura l’idée
de profiter, lui aussi. J’en ai vu de beaux exemples dans ma carrière
professionnelle. Ces gens-là ne risquent pas grand’ chose. Le patron
ne va pas être assez idiot pour dénoncer un tel escroc, risquant
de rendre ses propres agissements publics.
Cependant, selon le professeur Nicolas Quéloz
(« Processus de corruption en Suisse », pages 123 ss, éditions
Helbing & Lichtenhahn, 2000), le domaine des marchés publics
de la construction est un secteur particulièrement vulnérable
aux pratiques de la corruption.
Ceux qui suivent le procès Stäubli ont
certainement compris que ce Monsieur est un profiteur nuisible à
la société. L’ennui est que ses dénonciateurs (les
dirigeants de la Banque cantonale genevoise de l’époque) ont eu
connaissance des méthodes Stäubli, ayant été
membres du Conseil d’administration de sa société – des profiteurs
qui ont voulu profiter du profiteur. Ils sont mal placés de dénoncer
Stäubli.
Plaignants et accusés indélicats sont
en bonne compagnie devant la justice vaudoise. Ce dossier a été
instruit par le « Juge » d’instruction du Canton de Vaud, Jacques
Antenen, lui aussi un menteur connu (voir notre Site, page d’accueil en
date du 05.04.04). L’accusation est dirigée par le « Procureur
général » Jean-Marc Schwenter, route de Montblesson
19, 1066 Epalinges, un magistrat corrompu (voir 24 Heures du 12.11.97,
page 33). Et le procès est présidé par le «
Juge » Jean-Pierre Lador, rue du Village 5, 1121 Bremblens.
Qui est le « Juge » Lador ? Il figure
dans notre « Liste de références des hommes de loi
», publiée sur notre Site (voir « Affaires »,
« Rapport sur le crime judiciaire en Suisse », Volet 5) avec
10 références négatives, les attributs : « Présomption
de corruption, décisions arbitraires, abus de pouvoir, déni
de justice », et les remarques : « Accepte les faveurs du parrain
G. Colanero (garagiste à Morges), condamnations sans preuves, ne
cherche pas le mobile d’un délit, justice de classe ».
Vous objecterez que ces affirmations n’engagent que
le soussigné. Détrompez-vous. Visitez le Site www.magouille.ch,
et vous trouverez d’une tout autre source la confirmation que le «
Juge » Lador cautionne la corruption (étant lui-même
corrompu). Sa décision de déclarer le huis-clos pour débattre
des pots-de-vin dans l’affaire Stäubli – décision que vous
avez vivement regrettée dans votre lettre) trouve ainsi son explication
: Lador ne va certainement pas scier la branche sur laquelle il est assis.
Ce théâtre de guignols qui se déroule
actuellement à Nyon est malheureusement symptomatique de notre époque.
Pour des « Juges » comme Lador et ses acolytes, l’idéal
de la justice est le cadet de ses soucis.
Mais il ne faut pas perdre l’espoir pour autant, et
je soutiens votre combat contre la corruption. Veuillez agréer,
Monsieur, mes sentiments distingués
Gerhard Ulrich, Président d’APPEL AU PEUPLE