Audition
du 22.01.04 devant la juge d’instruction Françoise Dessaux-Roulet
Déclaration
finale (pour répondre à la question : Avez-vous quelque chose à
ajouter ?)
Madame la juge
d’instruction cantonale, Françoise Dessaux-Roulet ne nous a jamais précisé, s’il
y a un lien parental entre elle et le syndic d’Etoy, Michel Roulet-Chauvy.
Je conteste vos inculpations. Elles sont le résultat
d’une enquête à sens unique, ayant pour but de forger une vérité procédurale.
J’ai toujours eu pour ligne de conduite de m’en tenir à la Vérité, et de me
corriger au vu de nouvelles données. Or, une personne qui a dit la Vérité ne
peut pas être sanctionnée (article 173.2 du Code pénal suisse).
Ces inculpations sont un acte d’intimidation. Mais vos
procédés n’ont aucun impact sur moi. J’ai une mission à accomplir, et il n’y a
pas de victoire, même bien méritée, sans sacrifice.
Certains hommes de loi ont pris pour habitude de
fléchir le droit et de manipuler les faits. L’avocat de l’ancien président des
juges d’instruction fribourgeois, Jean-Frédéric Schmutz, prétend par exemple
que nous avons exercé une « contrainte sur l’autorité », en le
visitant devant son domicile. En fait, nous n’avons que dénoncé le
dysfonctionnement de ce magistrat. Dénoncer les dysfonctionnements judiciaires
est un devoir civique. Dès lors il est ridicule de parler de contrainte sur
l’autorité, puisque nous avons agi de façon non-violente.
Madame Françoise Dessaux-Roulet n’hésite pas à faire
d’un innocent un coupable et d’un
coupable un innocent, si sa carrière est en jeu, ce qui lui permet un
avancement. Ce ne sont ni la justice ni la vérité
qu’elle recherche. Elle veut grimper sur l’échelle sociale à n’importe quel
prix, même en écrasant des victimes de la corruption judiciaire. C’est
particulièrement odieux.
Je suis confiant
qu’on ne peut pas étouffer éternellement la Vérité.
Les dirigeants
d’aujourd’hui ne pensent qu’à se remplir les poches, en faisant carrière. Les
juges ne font pas exception. Ce n’est pas le sens de notre existence. La
dernière chemise que l’on porte n’a pas de poches. C’est un style de vie
futile. La vraie gloire découle de la source du sacrifice de soi-même pour le
bien-être général.