APPELL AL PIEVEL

APPELLO AL POPOLO

APPEL AU PEUPLE

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Morges, le 15.12.2004

Im Fall von Zensur/En cas de censure : 

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En Suisse, la censure n’existe pas. Par contre, elle y fonctionne très bien. Kurt Tucholski

Assemblée générale 2004 
Rapport du Président

« Le mieux qu’on puisse faire, c’est de laisser passer la déferlante »
(Jean-Marc Schwenter, procureur général VD – dimanche.ch, 03.12.00, page 6)

Cette année, j’ai groupé mon rapport selon les sujets suivants :

1. Damaris Keller
2. Le procès contre APPEL AU PEUPLE
3. Ma stratégie de la terre brûlée
4. Le cas Daniel Conus
5. Résumé par canton et situation au niveau du Tribunal fédéral
6. Nos victoires
7. Conclusions

1. Damaris Keller
Nous dénonçons 5 crimes judiciaires, c’est-à-dire des condamnations à de longues peines d’emprisonnement sans preuve et sans aveu. L’affaire la plus grave concerne Damaris Keller, qui a été condamnée à 18 ans de réclusion.
J’ai entrepris une grève de la faim en sa faveur, du 06.07. au 06.09.04 devant le Tribunal fédéral, revendiquant sa libération provisoire. Le Tribunal fédéral a d’abord entamé une discussion, mais le 15.09.04, il a rejeté la demande en révision sur interprétation de Damaris Keller. La cour de cassation n’a pas été capable d’admettre que l’Arrêt du Tribunal Fédéral du 06.10.03 contient 2 gros mensonges aux dépens de Damaris Keller.
L’organisateur de ce crime, qui a coûté la vie à l’époux de Madame Keller, a passé 6 ½ ans plus tard devant les juges. Ce procès a eu lieu du 12 au 21.10.04 au Tribunal d’arrondissement Berne-Laupen. Cet Albanais, Faton Xhaferi, a été condamné à 18 ans de réclusion. Cependant, comme attendu, il n’y a pas eu de faits nouveaux au profit de Damaris Keller.
Pour nous, cela ne change rien à notre certitude que cette femme est innocente. Nous continuerons de le dénoncer haut et fort.
Sa cause est encore en suspens à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, et Faton Xhaferi a fait appel contre sa condamnation.

2. Le procès contre APPEL AU PEUPLE
Il nous a fallu 1 année d’attaques frontales pour obtenir la 1ère plainte pénale de la part d’un avocat, le fameux « Maître Magouille » (Paul Marville, Lausanne). Sa plainte date du 28.08.01. Et nous avons dû attendre une année de plus avant de récolter une 1ère plainte de la part d’un Juge : Jean-Pascal Jaquemet, juge d’instruction du Bas-Valais.
L’enquête traîne maintenant depuis bientôt 4 ans, et on a fait jonction de 15 plaintes :
- les avocats Paul Marville, Michel Tinguely, Anton Cottier et Thierry de Haller
- les « juges » Jean-Pascal Jaquemet, Pascal L’Homme, Jean-Luc Mooser, Jean-Frédéric Schmutz, André Piller, Louis Sansonnens et Barbara Ott
- Michel Roulet (syndic d’Etoy), Eulalia Teresa Ulrich-Zajac, O. G.
- le Tribunal fédéral
La plainte de Daniel Viquerat (membre expulsé d’APPEL AU PEUPLE) a été classée par un non-lieu.
La plainte du juge cantonal Dominique Creux contre Marc-Etienne Burdet et Gerhard Ulrich a été instruite séparément, et il y a eu une ordonnance de renvoi. Cependant, le Tribunal de l’Est vaudois, saisi de l’affaire s’est récusé dans un accès d’honnêteté en bloc, admettant que tous les juges de ce Tribunal entretiennent des liens personnels avec Creux. Depuis cette récusation, c’est le silence et ce, depuis 4 mois. Espère-t-on arriver ainsi à la prescription, pour éviter à Creux une journée pénible ?
L’amalgame des autres 14 plaintes n’a pas encore été sujet d’une ordonnance de renvoi. Malgré la détermination de la « Juge » d’instruction en charge du dossier, Françoise Dessaux, d’enquêter exclusivement à charge, on  a apparemment grand-peine à clore l’instruction.
Son collègue, Nicolas Cruchet a rendu une ordonnance de non-lieu scandaleuse au sujet d’une contre-plainte pour faux dans les titres etc de la part de Danielle Russell. Cette décision a été attaquée par un recours, actuellement encore en suspens. D’autre part, l’avocat de Birgit Savioz dérange l’obsession des juges d’instruction vaudois de vouloir enquêter à sens unique, puisqu’il a demandé la réalisation de nouvelles mesures d’enquête, pour apporter la preuve que sa cliente dénonce avec raison avoir été victime d’un dysfonctionnement judiciaire.
De mon côté, je n’ai pratiquement rien fait pour faire traîner ce dossier. Comme Franz Weber, j’ai fait personnellement l’expérience que les juges d’instruction vaudois ne cherchent pas la Vérité. J’attends donc le procès avec sérénité, et je ferai citer mes témoins à décharge pour prouver la vérité de mes dénonciations.
L’avocat Paul Marville a eu l’astuce de déposer plainte contre ses anciennes clientes qu’il a vendues, pensant m’ôter ainsi des témoins à décharge. Il aura un problème : A l’époque, je ne connaissais que 3 de ses victimes, mais grâce au tapage médiatique déclenché par « Maître Magouille » lui-même, nous connaissons aujourd’hui 12 de ses victimes.

3. Ma stratégie de la terre brûlée 
Je reviens sur mon affaire personnelle sur demande de mes collègues du comité. Je m’exprime très brièvement à ce sujet. Les personnes qui veulent en savoir d’avantage trouveront tous les détails sur notre Site Internet, et peuvent se servir du papillon disponible, ayant comme titre : « Bilan de 4 ans de procédure de divorce ».
J’ai assez vite compris que l’appareil judiciaire n’est pas capable de réparer les torts qu’il cause. En conséquence, j’ai décidé de régler mon litige pour ma fortune moi-même. Malgré les blocages ordonnés par les « Juges », j’ai réussi à sauver 2/3 de mon patrimoine, que j’ai investi pour la fondation de notre mouvement. Il faut semer pour récolter. 
J’étais décidé à arracher le reste de ma fortune aux prédateurs qui convoitaient le butin. Pour y parvenir, j’ai mis le feu à ma propre maison. Si les juges se permettent de violer la loi à mes dépens en série, pour quelle raison devrais-je être plus respectueux des lois qu’eux ?
Cependant, le rapport de la Sûreté vaudoise concernant cet incendie, présenté lors du procès du 06.07.04 confirme que j’avais pris toutes les précautions pour ne pas mettre en danger la vie et les biens d’autrui. Malgré ce rapport favorable, j’ai eu droit à un règlement de compte. La « Juge » Sandra Rouleau m’a condamné à 18 mois de réclusion ferme, sans m’accorder l’assistance d’un avocat d’office. Le lendemain de ce drôle de procès, j’ai insisté pour avoir un avocat, et avec son aide j’ai demandé l’annulation de ce jugement qui viole le droit élémentaire de pouvoir se faire assister par un avocat. L’affaire est en suspens.
Comme un paquebot, je suis aujourd’hui cloisonné. J’ai un acte de défaut de biens. Le seul débours que j’ai payé à l’appareil judiciaire,était ma demande en divorce unilatérale, c’est-à-dire CHF 150.-. Les autres frais de justice, y inclus les CHF 12'000 pour ma condamnation à tort pour lésions corporelles, ont été payés … par mon ex-épouse. L’Etat a eu l’idée de nous mettre solidairement aux poursuites, et pour éviter la saisie de la villa conjugale, et c’est elle qui a payé !

4. Le cas Daniel Connus
Daniel Conus dénonce avec courage et vigueur l’escroquerie à ses dépens mise en scène par l’avocat et ancien président du Conseil des Etats, Anton Cottier, en complicité avec l’appareil judiciaire fribourgeois (www.googleswiss.com/conus).
Au mois de février de cette année, il a envoyé un projet de tract au président des juges d’instruction fribourgeois de l’époque, Jean-Frédéric Schmutz. Quelques jours plus tard, il a été convoqué par le « Juge » d’instruction spécial, Stéphane Raemy, sommé de payer une caution de CHF 10'000 et de renoncer à ce tract. Comme Daniel Conus n’a pas pu fournir la caution, il a été écroué sur-le-champ. Cependant, après 4 jours,  il a été libéré.
Le 18.08.04, Le « juge » Raemy a fait arrêter Daniel Conus sous le même prétexte, et l’a condamné sans lui accorder l’assistance d’un avocat, sans procès public, et sans attendre l’échéance du délai de recours à 56 jours d’emprisonnement !
Précisons que le tract en question n’a jamais été distribué. Cette manière de procéder viole donc gravement la liberté d’expression garantie par l’article 16 de la Constitution fédérale.
Le fait que Daniel Conus ne figure pas dans le lot des plaintes pénales contre APPEL AU PEUPLE n’est guère un oubli. Ce membre de notre comité a trop dérangé les roitelets fribourgeois, puisqu’il attaque un ancien président du Conseil des Etats. Pour les magistrats fribourgeois, il aurait été trop aléatoire de laisser l’appareil judiciaire vaudois s’occuper de cet homme dérangeant. L’action directe par des « Juges » d’instruction fribourgeois, comme le hors-la-loi Stéphane Raemy leur paraissait plus efficace.
Mais ces violeurs des droits constitutionnels fondamentaux n’ont pas compté avec la détermination d’un Daniel Conus. Relâché depuis le 25.10.04, Daniel Conus se bat avec une vigueur redoublée. Nous sommes fiers de toi, Daniel !
 

5. Situation par canton et au niveau du Tribunal fédéral
On a l’impression que l’appareil judiciaire vaudois dysfonctionne moins souvent que par le passé. Nous recevons moins de griefs qu’avant. La médiation en affaires judiciaires mise expérimentalement a probablement fait un certain effet. Cependant, les magistrats ne sont pas capables de réparer les torts qu’ils ont causés dans le passé. – Les politiciens vaudois ne se montrent pas très préoccupés par la situation. Il y a des parlementaires qui montrent de la sympathie pour notre cause – mais rien de plus.
Dans le canton de Fribourg, la justice est dans de mauvais draps. L’affaire « Grossrieder » a fait rebondir la question du dysfonctionnement judiciaire, et plusieurs parlementaires demandent l’ouverture d’une nouvelle enquête sur le fonctionnement de la magistrature.
Avec l’augmentation de nos membres à Genève, nous sommes tombés sur un bon nombre de dysfonctionnements dans ce canton. L’affaire de Josef Ferrayé, l’inventeur du système d’extinction et de blocage des puits pétroliers en feu, brevet utilisé au Koweït en 1991, démontre la corruption qui existe au bout du lac. 
Avec l’affaire Damaris Keller, nous avons dénoncé pour la 1ère fois de façon appuyée un dysfonctionnement dans ce canton alémanique. Cependant, les parlementaires bernois sollicités n’ont guère réagi.
Nous avons reçu pour la première fois des messages de victimes de dysfonctionnement du canton de St-Gall, et 1 cas nous a été soumis concernant le canton de Zoug.

Au niveau du Tribunal fédéral, c’est le status quo. Une bonne partie de nos juges fédéraux violent sans hésiter la loi, recourant aux mensonges, comme dans le cas de Damaris Keller. C’est justement le Tribunal fédéral qui est la cause du malaise. Tant que des juges fédéraux peuvent mentir, les mécanismes de recours ne fonctionneront pas.
Il faut viser à tout prix l’évincement des éléments criminels à la cour suprême du pays, en commençant par le juge fédéral corrompu Roland Max Schneider.
Les politiciens fédéraux sollicités continuent à nous envoyer des réponses très polies, se retranchant cependant derrière la fameuse séparation des pouvoirs.
 

6. Nos victoires
Nos adversaires relèveront que nous n’avons que des échecs. Il est vrai que peu de nos revendications se réalisent actuellement. Mais il faut tenir compte de l’énormité de notre tâche : nous nous battons contre une forteresse.
Cependant, nous avons réussi pour la première fois de faire casser une condamnation à une longue peine de prison sans preuve et sans aveu. Il s’agit de l’affaire des époux Sciboz en Valais. Le Tribunal cantonal valaisan a cassé ce jugement début juin de cette année. Nous avons obtenu ce résultat sans l’appui d’un avocat. Je précise, que nous ne voulons pas nous substituer aux avocats. Mais dans l’affaire Sciboz, qui ont été déboutés par le Tribunal fédéral et la Cour Européenne des Droits de l’Homme, aucun avocat n’a voulu reprendre le dossier. Nous avons annoncé ce succès aux journalistes. Mais les mass media n’ont jamais publié ce succès. Cela montre, à quel point nos journalistes sont muselés.
Nos succès sont certainement plus de nature préventive. Récemment, sous l’influence de la médiation en affaires judiciaires VD, le « Juge » Jean-Pierre Lador a dû s’excuser pour des « omissions regrettables ». Les médiateurs ont rapporté que l’avalanche initiale des griefs serait passée, et ont conclu : « Peut-être l’Ordre judiciaire est-il devenu plus affable par le simple fait de notre existence. ». Il faut rappeler que cette médiation a été mise en place à cause de nos actions !
Du point de vue médiatique, nous avons également eu des succès, surtout à la télévision. L’émission « Temps présent» du 27.05.04 nous a apporté beaucoup de nouveaux membres, et notre mouvement a été pour la première fois présenté par la Télévision alémanique (Telebärn, le 15.08.04 et Schweiz aktuell, SFDRS 1 le 19.08.04).
Le volume des dons se développe très favorablement, et nous permet de continuer notre combat par la distribution encore plus massive de nos fameuses circulaires. Cela nous permet d’agir malgré la censure des mass media !
Nous avons organisé pendant l’année écoulée 2 audits : 
? le 23.11.03 pour l’affaire Daniel Conus à Remaufens FR
? le 05.06.04 pour l’affaire Damaris Keller à Berne
Les 2 évènements ont attiré de nombreux participants. Ces audits implémentent notre conception d’un contrôle de l’appareil judiciaire de l’extérieur.
 

Conclusions
Pour la première fois, l’appareil judiciaire se voit confronté à une résistance organisée. Depuis 4 ans, nous fichons systématiquement les hommes de loi. Actuellement, notre « Liste de référence des hommes de loi » compte >1000 noms. Avant la création de notre mouvement, les juges criminels ont pu écraser leurs victimes individuellement. Aujourd’hui, les fauteurs risquent de voir leurs méfaits dévoilés publiquement, en particulier dans l’entourage de leur résidence. Ce procédé est efficace. La souffrance de ces individus suite à nos dénonciations a été rapportée à maintes reprises par les mass media.
Il faut admettre que le combat est rude, puisque nous nous battons contre le copinage helvétique en place, c’est-à-dire la non-existence de la séparation des pouvoirs. Nous ne pouvons pas compter sur la presse. Nos journalistes sont des employés qui doivent craindre pour leurs postes de travail.
La solidarité entre nos membres porte ses fruits. Individuellement, les causes de Birgit Savioz, Daniel Conus et Marie-Jeanne Descloux par exemple n’auraient pas pu retenir l’intérêt public pour très longtemps. Seule l’action commune évite l’usure.
Les paroles du procureur général vaudois, vieilles de 4 ans sont obsolètes :« Le mieux qu’on puisse faire, c’est de laisser passer la déferlante ». Notre association est bien vivante et loin de s’estomper. Nous continuons notre croissance. Chaque semaine nous accueillons de nouveaux membres.
Notre analyse reste toujours valable : l’appareil judiciaire a besoin d’une surveillance de l’extérieur, exercée par des non-juristes. De facto, nous assumons cette tâche.
 
 

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