ZU100
26 ans privé de Liberté


Résumé :

Des fonctionnaires, des juges suisses et leurs acolytes le font interner dans un asile de fous pendant 26 ans, sans aucun motif.

Avertissement

Prenez une chaise solide et un calmant avant de lire ce qui suit, mais surtout ne restez pas indifférent, vous auriez pu être sa place !

Nota bene : cette histoire se passe en SUISSE !
 

Zurich. W.B., est un citoyen suisse tout à fait ordinaire. Un type comme vous et moi.  En 1971, il était amoureux d'une fille et c'est pourquoi, par une glaciale journée de janvier,  il enfourcha son vélo pour aller la retrouver à Winterthur.

Selon l'acte d'accusation envoyé au tribunal de District de Zurich, il se trouvait dans la "Ville-jardin" (Winterthur) à une intersection où les signaux lumineux étaient au rouge. Etant donné qu'aucun véhicule ne venait ni de droite ni de gauche, il passa au rouge.....ce fut sa perte.

Une patrouille  de police l'avait observé et le traîna au poste, plutôt que de régler l'affaire sur place.

…. Ensuite de quoi  il passa 26 ans de sa vie dans un asile de fous.

Cet homme n'a littéralement jamais fait de mal à une mouche. Il n'a jamais commis un quelconque délit. Les fonctionnaires et les augustes juges suisses l'ont fait ainsi.

Aucun fonctionnaire ne s'est une seule fois durant tout ce temps préoccupé du sort de leur victime. Aucune instance de contrôle, aucun magistrat commis d'office n'ont senti l'obligation de libérer cet enterré vivant.

Car seul compte pour cette bande de ronds de cuir le gras salaire qu'ils empochent à la fin de chaque  mois.

C'est en 1997 que l'avocat Edmund Schönenberger entre en scène.

L'avocat des victimes de la bureaucratie,  Edmund Schönenberger,  fondateur de l'association Psychex (www.psychex.org), reçoit tant d'appels à l'aide qu'il ne peut plus les compter. Chaque jour, depuis des années et des décennies

"J'aide là où je peux," dit-il modestement "mais il faudrait beaucoup, beaucoup plus d'avocats engagés en Suisse" ajoute-il d'un ton significatif.

Le défenseur de la justice vit maintenant en Serbie et célèbre son retour à la terre. Quelquefois, il revient dans le cours de l'hiver à "la métropole du fric sanguinaire", selon ses termes,  à Zurich, car même dans sa ferme, les cris des opprimés lui parviennent.

Dans ses yeux fatigués, on peut lire des livres... mais ses sens sont aiguisés lorsqu'il est question des nombreuses victimes de la Justice suisse, des juges qui se conduisent comme des pachas arrogants,  des hordes de la bureaucratie.

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Un certain jour de 1997, l'avocat des victimes de la bureaucratie à la porte de l'asile psychiatrique. Et une fois de plus, l'incroyable eut lieu:

Pour W.B., le soleil recommencerait bientôt à luire, là encore, l'avocat ne fit pas dans la dentelle.

Afin d'éviter le scandale, les psychiatres le libérèrent pratiquement d'un jour à l'autre et l'avocat Schönenberger put  prendre cette victime de la bureaucratie tout simplement avec lui.

Lourdement atteint dans sa santé, étant donné qu'il avait été soumis durant des années à des  traitements de force et comportant de nombreux poisons sournois,  la victime tente depuis de reprendre pieds. Le pauvre diable a été la cible d'injections qui ont failli causer sa mort.
 

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Revenons en arrière: Un homme qui n'a littéralement jamais fait de mal à une mouche a été bouclé par la bureaucratie zurichoise durant 26 ans dans les deux asiles psychiatriques de Burghölzli et Littenheid et a été soumis là-bas sans interruption à des traitements de force.

En 1997, il a été libéré grâce à l'aide de l'avocat Schönenberger  et de son organisation Psychex.

Et maintenant, le nouveau scandale :

Cet homme ne devrait recevoir aucune indemnité. Le procès en dommage et intérêts a été mis en veilleuse par la Justice zurichoise durant 6 ans.

Afin de lui retirer toute possibilité de prendre un avocat aux frais de l'Etat, la bureaucratie a     - en plus d'innombrables mauvaises excuses  -   lourdement insisté sur le fait que la plainte n'avait aucune chance puisque le canton de Thurgovie serait compétent pour l'administration des mesures. La victime était sans droits.

L'Office des Tutelles de Winterthur ainsi que toutes les instances de contrôle compétentes jusque et y compris le Conseil d'Etat du Canton de Zurich étaient tenues de part la Loi et de manière permanente à veiller énergiquement au respect des droits,  à la liberté et aux autres droits fondamentaux de leur victime. Mais aucun de ces ronds de cuir n'a bougé seulement le petit doigt !

Et c'est tardivement, en l'an 2003, que l'audience publique requise aura lieu.

Nous vous invitions à être témoins le mardi, 4 février 2003, au Tribunal de District de Zurich, Basdenerstrasse 90 8004 Zurich, parterre Salle 31 (Halte du tram Bezirksgebäude, ligne 2 et 3)

C'est une audience publique !

Etant donné que W.B. est indigent, nous vous demandons de participer par un don à la constitution d'un fond pour soutenir le procès.

Organisation Psychex, 8026 Zurich / 1211 Genève
PC 80-39103-2
Secrétaires du groupement:
Avocats Kurt Mäder CP 2006, 8026 Zurich  et  Martin Schnyder, Dufourstrasse 32, 8008 Zurich
Président: Edmund Schönenberger, Case Postale 129, 8153 Rümlang,
E-mail: info@psychex.org
 

Ne soyez pas indifférent, manifestez-vous, soutenez l’action de Psychex. Peut-être demain, vous serez dans un asile de fous sans savoir pourquoi, si vous n’agissez pas aujourd’hui et que la Justice ne peut pas être rendue !

Prochainement la totalité des rapports de l’organisation Psychex sur l’affaire W.B. doit être publiée sur Internet.

Nous vous indiquerons où la trouver…..
 

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LES ABUS DE LA PSYCHATRIE NE SONT PAS EXCEPTIONNELS EN SUISSE

Des chiffres qui font peur

En Suisse, plus de 50'000 (!) personnes par ans se retrouvent dans des asiles psychiatriques "97 % contre leur gré" ajoute l'avocat Schönenberger. "Même lorsque l'entrée en psychiatrie est déclarée volontaire, une pression quelconque est exercée". Dans cet "Etat" suisse prétendument "de Droit",  on appelle cet acte pudiquement  "une privation de liberté à des fins thérapeutiques".

Regardez donc la réalité en face: Les ronds de cuir déplacent la population de  plusieurs petites villes.......

"Je suis absolument certain que la psychiatrie forcée des 125 dernières années et dans le monde a causé bien plus de victimes que l'Holocauste", écrit l'avocat Edmund Schönenberger.

Le rapport annuel de l'Organisation Psychex déclare qu'"en 1988, 25'686 personnes ont passé dans 53 asiles psychiatriques avec 12'864 lits, en 1996, 43'707 personnes ont passé par 51 institutins dotées de 9'246 lits". Et:

"Quiconque résiste à un internement est maîtrisé par des policiers, le derrière est mis à nu et un poison sournois est injecté, qui amène une perte de conscience. La violence domine la vie quotidienne: Quiconque refuse de boire le calice de poison sera empoigné par jusqu'à  une douzaine d'infirmiers, réduit à l'impuissance et attaché à son lit.  L'aiguille est  plantée dans le corps. Les victimes perdent le sens de la vue et de l'ouie.."

Psychex continue: "Cela fait un demi siècle que le refrain de "l'Etat libre et démocatique" nous est seriné. Qu'existe le principe de la Légalité. Que chaque devoir - également de la tolérance - doit être contenu dans une loi. Et maintenant on sait de manière générale, que les magouilles des directeurs d'asile ont toujours été parfaitement en dehors de toute loi." Ici, en Suisse !

C'est avec consternation que nous poursuivons la lecture du rapport  de Psychex: "Au temps de la Guerre Froide, la Suisse s'est jointe au choeur des voix occidentales critiquant les pays de l'Est, parce que lä-bas des gens disparaissaient sans décision judiciaire dans des cliniques psychiatriques.
Durant cette même période, des dizaines de milliers de personnes ici même ont été déportées dans des asiles de fous, sans aucune possibilité d'une intervention judiciaire."
 
 
 

Ensemble des courriers publiés sur cette affaire :
04.02.2003 Participez à l'audience au Tribunal de Zürich, le mardi 4 février