Madame Aemisegger                                                                                    Lausanne, le 02.02.03

Chemin du Grand-Praz 10

1012 Lausanne

cc : Madame Josy Ott, Ober-Langerlen, 6103 Schwarzenberg, tél. 041 – 497 31 85

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Les enfants de Josy et Peter Ott

Madame,

Le vendredi soir, 31.01.03 vers 19.30, nous avons sonné à votre porte et avons ainsi fait votre connaissance. Vous nous avez dit que votre mari n’était pas disponible, puisque malade et déjà couché.

Nous aurions voulu lui poser une question, à savoir s’il se souvient de Peter Ott, l’une de ses victimes. Nous avons un doute à ce sujet, car les « Juges » fédéraux tranchent les recours de préférence par correspondance.

Aujourd’hui, Peter Ott est devenu une légende en Suisse allemande. Nous avons pu le constater après l’audience du 30.01.03 à Lucerne, quand nous sommes allés déjeuner à l’auberge  « Sternen ». Les clients de ce restaurant connaissaient tous ce paysan de montagne qui a gagné toute leur sympathie.

Mais le monde ignore l’existence des  membres de la famille de Peter Ott. En général, et en particulier au Tribunal, cet homme fait preuve d’un calme impressionnant. Il a même un humour marqué, et un langage truffé d’expressions originales. En apparence,  il semblerait que ses peines d’emprisonnement et les mauvais traitements subis de la part de la gendarmerie lucernoise n’auraient pas eu d’emprise sur lui.

Son épouse, Josy, le connaît mieux. Elle voit son mari profondément blessé dans son intégrité, et bafoué dans ses droits par les actions conjuguées d’une administration et d’une magistrature mensongère. Elle sait que l’intérieur de Peter Ott bouillonne.

Cette famille n’a pas seulement été saignée par l’appareil judiciaire. Cependant, les > CHF 100'000 extorqués par la machine judiciaire menacent l’existence même de la famille. CHF 100'000 dans les poches d’un juge fédéral n’ont pas la même valeur.

Dans le cas présent,  ceux qui payent le plus cher les crimes judiciaires commis par votre mari sont les fils de la famille Ott, Urs et Markus, qui vivent encore chez leurs parents. Markus a vécu le cauchemar d’une intervention brutale de la gendarmerie lucernoise en novembre 2000, lorsque les policiers l'ont ligoté à un char. Il avait 10 ans à l’époque. Par la suite, il est devenu temporairement incontinent. Il fréquente encore l’école de Schwarzenberg dans laquelle il est confronté aux enfants du syndic qui a fricoté avec le pouvoir, et aux enfants de paysans autochtones, ennemis par ostracisme de Peter Ott, qui est un étranger, puisqu’il est Schwyzois, implanté en terre lucernoise.

En novembre 2000, bon nombre de gens à Schwarzenberg ricanaient, prévoyant que Peter Ott deviendrait fou. Les enfants l’ont vécu de plein fouet. Même un de leurs instituteurs, parallèlement préposé à l’office des poursuites, n’a pas su différencier ses tâches. Josy Ott dut intervenir à plusieurs reprises, et nous aussi, de notre côté,  nous avions contacté à l’époque le directeur de l’école de Schwarzenberg. Selon Madame Ott, cette situation s’est un peu améliorée depuis.

On a aussi essayé de diviser la famille, de monter les enfants de la famille, qui sont déjà indépendants, contre leur père. C’est raté. La famille est aujourd’hui plus cimentée que jamais.

Josy Ott est une catholique croyante, et puise sa résistance dans la religion. On dit, que votre mari serait aussi un catholique pratiquant. S’agit-il là d’ une mascarade ou d’un acte sincère ?

Quelle version de cette affaire le président du Tribunal fédéral, Heinz Aemisegger, a donné à sa propre femme ? Prenons le cas de l’ancien président du Conseil des Etats, Anton Cottier, qui a escroqué l’ouvrier honnête Daniel Conus. Pour se défendre, Cottier a raconté à son épouse un mensonge selon lequel Daniel Conus l’aurait, un jour, menacé avec un revolver à son étude. Nous avons appris ce mensonge lorsque Daniel Conus et Gerhard Ulrich ont manifesté avec un mégaphone devant le domicile de Cottier, le désignant comme escroc, sans que celui-ci ait déposé une plainte ! Est-ce que Heinz Aemisegger aurait développé les mêmes astuces ?

Madame, nous réitérons notre requête : votre mari doit démissionner pour des raisons morales. Dans l’attente de cet événement, nous vous présentons nos sentiments distingués

 

                 Gerhard Ulrich, Président                                      Liliane Antille, Secrétaire