Lausanne, le 31.01.03
Monsieur Ruedi Amrein
Präsident der staatspolitischen Kommission
Oberrengg-Blatten
6102 Malters LU

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„Comme Guillaume Tell, Peter Ott n’a pas voulu faire la révérence au chapeau »
Jean-Rudolph Spahr, avocat de P. Ott lors de l’audience du 30.01.03 devant le Tc LU

Monsieur le Président,

Domicilié dans la région, vous connaissez Peter Ott, père de 7 enfants qui exploite une ferme à Schwarzenberg LU, sur une moraine à 1000 m d’altitude. Son exploitation est menacée par l’érosion causée par un torrent, le Giessbach. Le canton de Lucerne lui a subventionné la stabilisation du talus, encore en 1988. Peter Ott a acquis une pelle mécanique d’occasion et il a transformé le lit du torrent en forme de V en une forme d’U. La mesure était si efficace, que la gravière exploitée par l’Etat, aux portes de la ville de Lucerne n’était soudainement plus alimenté avec du gravier. Il paraît qu’on avait ignoré jusqu’à ce moment, d’où venait cette matière première. Alors, le canton interdisait à Peter Ott dès 1990 toute activité dans le torrent.

Une servitude inscrite dans le registre foncier oblige Peter Ott de stabiliser le talus longeant le Giessbach. Sûr de son droit, et déterminé de sauver sa grange et ses terres du risque d’éboulement, Ott continua son œuvre avec sa pelle mécanique. Première condamnation à une amende par le préfet, recours rejetés par les Tribunaux cantonal et fédéral. Le paysan s’obstine et se fait à nouveau condamner et débouter ensuite par toutes les instances judiciaires, qui ne se gênent pas de recourir au mensonge pur et simple pour motiver l’arbitraire. Exemple : le chancelier d’Etat prétend que le chemin d’accès à la grange aurait été construit sans autorisation. Peter Ott détient la preuve du contraire. Le « récidiviste » encaisse de suite plusieurs peines d’emprisonnement. Les magistrats vont jusqu’à forger une condamnation pour vol de bois ! Administration et magistrature complotent en vain. On abuse même de la psychiatrie pour coller à Ott la fausse étiquette de la responsabilité restreinte. En novembre 2000, Peter Ott est amené de force en prison, et un peloton de policiers essaye, en vain, de séquestrer illégalement le bétail de la famille. Le fils cadet, Markus (10 ans à l’époque) est traité comme un adversaire de taille et attaché avec une ficelle à un char. Le frère du héros, qui s’y oppose est menotté et fint à l’hôpital après avoir été tabassé. Cette victime sera encore condamnée par le canton de Zoug à une amende de CHF 10'000 pour avoir prétendument maltraité les commis des tyrans ! Madame Ott a refusé de signer la confiscation du bétail, et ainsi les contribuables lucernois auront financé un transport à vide.

Finalement, Peter Ott a trouvé un avocat capable et courageux et l’été passé, il a obtenu un 1er acquittement devant la 1ère instance. Paradoxalement, il fut quand-même encore une fois emprisonné à la fin de l’année passée à cause d’une condamnation antérieure.

Le procureur général du canton de Lucerne, Peter Bühlmann, n’a pas supporté sa défaite. Il a recouru, et ainsi nous avons pu assister le 30.01.03 à la confrontation entre ce magistrat arrogant et l’avocat bravoureux mentionnée. Point par point, ce dernier démontra l’absurdité du cercle vicieux, dont la famille de Peter Ott fut la victime tragique. En effet, les tyrans judiciaire ont littéralement saigné cette famille, qui a perdu bien plus que CHF 100'000 dans ce dysfonctionnement infernal. L’avocat Spahr a conclu, que Peter Ott est un homme qui est justement caractérisé par un sens de responsabilité remarquable qui l’a assumé avec une persévérance hors du commun, et il s’est exclamé : « Comme Guillaume Tell, Peter Ott n’a pas voulu faire la révérence au chapeau ». L’avocat Spahr a insisté que le Tribunal se rend sur place ou de commander une expertise.

A la fin de l’audience, le président St. Wey du Tc LU (qui a condamné Ott à l’époque comme juge de 1ère  instance) a fait transparaître en présence de 3 journalistes et une délégation d’observateur de notre mouvement « que personne n’était heureux avec cette affaire ». La décision sera rendue par correspondance.

Le soussignant de gauche a profité pour accoster le Procureur général Bühlmann après l’audience : « Vous avez la tâche de dénoncer les faits punissables. Est-ce que vous avez dénoncé les policiers qui ont tabassé Paul Ott au point qu’il a dû être hôspitalisé ? » Pas de réponse. « Des magistrats comme vous, Monsieur Bühlmann sont responsable s’il y a des dérapages de brutalité au sein de la gendarmerie lucernoise. Bien-sûr, des types qui dysfonctionnent comme vous, on les envoie au Tribunal fédéral. Je m’appèle Ulrich, et je vous ai dénoncé publiquement d’être parjuré. Il nous manque encore un procureur qui dépose une plainte pénale. Veuillez-vous adresser à la « Juge » d’instruction cantonal vaudoise, Françoise Dessaux ! » Bühlmann s’est sauvé, et ses gestes faisait comprendre, qu’il n’y a malheureusement pas envie de porter plainte.

Revenons à notre communique du 10.06.01, distribué à Schwarzenberg à ce sujet. Nous avons écrit à l’époque que ¼ des juges fédéraux avait dysfonctionné dans ce cas. « Un jour, qui n’est pas très loin, nous chasserons tous les juges fédéraux en fonction, comme on l’a fait jadis avec les baillis habsbourgeois. »

18 mois plus tard, nous sommes encore mieux renseignés. Nous savons, que le président actuel du Tribunal fédéral, Heinz Aemisegger, domicilié au chemin du Grand Praz 10, Lausanne,  est un patron à la hauteur de cette institution : il préside un établissement de fainéants royalement payés. Un juge fédéral ne participe qu’à 1 – 2 audiences par mois ! Ils sont tous fichés par nous, soit pour leur débilité, soit pour leur mauvaise fois, sauf le dernier élu. Et le parasite Aemisegger est un auteur répété du cauchemar de la famille de paysan Ott !

Monsieur le Président, le Tribunal fédéral est la vraie source du dysfonctionnement de l’appareil judiciaire. Selon nos observations du 30.01.03, vos juges lucernois veulent probablement réhabiliter Peter Ott. S’ils n’osent pas le faire, c’est peut-être à cause du Tribunal fédéral, parce que 1/4 des juges fédéraux ont démontré rien que dans l’affaire Ott qu’ils ne sont pas seulement inutiles, mais carrément nuisibles. Par paresse, il n’ont jamais accepté l’invitation de Peter Ott, pour aller vérifier la réalité sur place. L’abolition pure et simple du Tribunal fédéral serait un gain évident pour la JUSTICE !

Veuillez agréer, Monsieur le président, nos sentiments de haute considération

 

                          Gerhard Ulrich, Président                                      Liliane Antille, Secrétaire